LE TERME, L'ACIER, L’ATMOSPHÈRE, L'UNIVERS, L'INFINI ET EAU

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LE TERME, L'ACIER, L’ATMOSPHÈRE, L'UNIVERS, L'INFINI ET EAU

Message par yanis la chouette le Ven 18 Aoû - 16:10

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 13 août
NEXUS CAUSARUM: RÉALITÉS NATURELLES ET STRUCTURES DU MONDE SONT LES DOUCES PENSÉES ET SAVEURS DU DESTIN ET DE LA NÉCESSITÉ: LA SURVIE. TAY

LCI‏Compte certifié @LCI 3 hil y a 3 heures
Plus
Quand les fans d'Harry Potter menacent la survie des chouettes et hiboux d'Asie http://dlvr.it/PfNW1p

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 13 août
L'ESTOMAC SIFFLE L'ÉTHIQUE, L'EXISTENCE SOUFFLE SUR LES FILLES DU DESTIN QUI DOIVENT FAIRE APPEL À LA JUSTICE POUR LIMER LEURS CISEAUX. TAY

En réponse à @TIGNARDYANIS
LIMER EST UN TERME POUR RENDRE MOINS TRANCHANT UN ACIER TOUT NE LUI ÔTANT PAS SON ASPECT DE DANGEROSITÉ: SIGNALE LA PRUDENCE AUX YEUX. TAY

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 13 août
LES DÉBATS DE SCÈNES SOUS FORME DE MESSAGES DE SCIENCES ET DE SOUTIEN TECHNIQUE SOUFFLE SUR LES SOUVENIRS D'INDÉPENDANCE DE LA PRESSE. TAY

En réponse à @TIGNARDYANIS
SOUFFLENT SOUFFLENHEIM PLURIBUS.

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 13 août
LE REGARD dans le respect du gouvernement DONNE à l'opinion; l'optimisme retrouvé DES GRANDS MÉDIAS DE PRESSE: Opportunisme de plume. TAY

Le gouvernement est le lien du peuple avec les livres et la sagesse d'une garanti de la sauvegarde de la parole: L'idéalisme politique. TAY

Le siège du gouvernement estompe le goût de l'estomac; Le gouvernement devant l'adversité d'une opinion déçu des devenir anciens: Entre. TAY

Il était une histoire qui se transforma en heure qui se mua en siècle pour redevenir des secondes pour ensuite prendre le temps: Le son. TAY

le temps se lève sur la plaine; Le soleil n'est plus et une douce pénombre fait guise de lumière sur les médias sociaux: La clarté. TAY

TOPART LISE, EN MÉMOIRE DE CELUI QUI M'A APPRIS À CONNAÎTRE LA CONSCIENCE DE L'HISTOIRE: JEAN ET LES CITÉS D'OR. TAY http://www.starok.com/lise-topart.html#.WZDGZ1LKuRY.twitter

FILM DE CHARLES BRONSON SUR UNE INTRIGUE POLICIÈRE EN PROVENCE. AMITIÉ À STEVEN SEAGAL. TAY http://www.programme-tv.net/cinema/148664-de-la-part-des-copains/ … via @teleloisirs

QUAND LE DESTIN EXPRIME UNE STRUCTURE, L'ORGUEIL ÉTABLIT SA DESTINÉE ET TÉMOIGNE DE LA VOLONTÉ D'ÊTRE SELON LA CONDITION DE SON CONFORT. TAY

" LA DISPOSITION EST INVIOLABLE ET L'UNIVERS EST TRANSCENDANCE." DISENT LES SECTES ET LES TYRANS. POURTANT ILS VIOLENT ET ASSASSINENT. TAY

LES PARQUES LACHÉSIS, CLOTHO ET ATROPOS DÉLIVRENT DES MESSAGES SUR LES CHIFFRES ET LA TRANSCENDANCE AFIN DE DÉTERMINER LA CONSCIENCE. TAY

LE MYTHE DE ER LE PAMPHYLIEN DANS LA PERSONNALITÉ D'UN DESTIN QUI JUGE LES COUPABLES ET RECONNAISSANT LES JUSTES: ÂMES ÉPHÉMÈRES DU MONDE. Y

LES PHILOSOPHES DU PORTIQUES DEVANT LES ÉPICURIENS, QUI SE DISPUTENT SUR LA LIGNE DE CHUTE, EMMANUEL MACRON OU LE VENEZUELA ET LA CORÉE. TAY

LACHÉSIS, CLOTHO ET ATROPOS, FILLES DE LA NÉCESSITÉ ET DU DESTIN, NE VOIENT PAS LES CHOSES SOUS FORME DE DÉRAPAGES: IL Y A L'EXISTENCE. TAY

VIERGE LACHÉSIS, FILLE DE LA NÉCESSITÉ, DONNE LE RESPONSABLE DE SON CHOIX, LE TEMPS DU VIEILLISSEMENT DANS LE MYTHE D'ER LE PAMPHYLIEN. TAY

Y'BECCA OBSERVE CES FAITS SUR LA LIBERTÉ HUMAINE DE LA FEMME ET DE SON LIBRE-ARBITRE DANS LE COUPLE ET LE CÉLIBAT. Y

Jerusalem Post Israel News
HOSPITALS REQUIRING WOMEN TO GET RABBIS’ PERMISSION FOR BIRTH CONTROL

> Haredi employment, military service, higher education all on the rise
> Netanyahu backs bill annexing Jerusalem-area settlements
BYJTA AUGUST 12, 2017 17:49
The Health Ministry is probing two hospitals for telling women who sought tubal ligation to obtain approval from what officials called "the hospital rabbis."

A MAN and his children cross the street in Bnei Brak while he speaks on his cellphone.
A MAN and his children cross the street in Bnei Brak while he speaks on his cellphone.. (photo credit:NIR ELIAS / REUTERS)


Israel’s health ministry is probing hospitals that required women to obtain rabbinical approval for birth control procedures.


According to an expose published Thursday by the news site Ynet, officials from two state-funded institutions — Laniado Hospital in Netanya and Ma’ayane HaYeshua Hospital in Bnei Brak — are recorded telling women who sought tubal ligation to obtain permission from what officials called “the hospital rabbis.”


Tubal ligation is a permanent form of sterilization, which is generally prohibited according to Halacha, or Jewish law, except in cases where it is meant to save the life of the mother.

At Laniado, only Jewish women who said they sought to undergo the procedure were referred to the rabbi whereas at the Bnei Brak hospital all women were referred to him.

“We do not agree with these practices,” a ministry spokesperson told Ynet about the procedures involving rabbis. “We intend to get to the bottom of this issue as soon as possible, possibly with the ombudsman of the medical professions, to inspect the disciplinary and ethical aspects of this affair, and will act according to the findings.”

A spokesperson for Ma’ayane HaYeshua defended the practice. “Since tubal ligation is not a life-saving procedure and is irreversible, the hospital believes it requires reflection and so we do not perform it at the patient’s request only,” the spokesperson explained. “We must find a clear medical reason requiring intervention and we make sure the women in question has considered the procedure.”

Non-Jewish women are evaluated by a social worker or psychologist, the hospital added.

Laniado did not respond to Ynet’s questions.

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 12 août
QUAND JE PARLE D'HUMANITÉ, C'EST DE L'HUMAIN. CET INTÉRÊT DE DÉFENDRE TOUT ET N'IMPORTE QUOI AU DÉTRIMENT DES ACQUIS ET DES PROGRÈS. TAY

SI KIM JONG-UN SOUHAITE COMME LE PRÉTEND PÉKIN PARVENIR À LA PUISSANCE SPATIALE, IL POURRAIT METTRE DE L'EAU DANS SON GOSIER ET ORGUEIL. TAY

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 13 août
En réponse à @realDonaldTrump
KIM JONG UN EST LA PIRE CATASTROPHE QUI SOIENT ARRIVER À PYONGYANG ET LES CORÉENS, LAISSONS LA LÂCHETÉ INTERNATIONALE SEMER LA FAMINE. TAY

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 13 août
CHÈRE GRANDE MUETTE, DEPUIS L'UNIVERS TWITTER, ON TROUVE DES MESSAGE D'ODYSSÉE SPATIAL MARTIENNE + CRÉDIBLE QUE LE PROGRAMME PYONGYANG. TAY

KIM JONG UN EST LA PIRE CATASTROPHE QUI SOIT ARRIVÉ À PYONGYANG ET LES CORÉENS, LAISSONS LA LÂCHETÉ INTERNATIONALE SEMER LA FAMINE. TAY

NEXUS CAUSARUM: LE DESTIN NATUREL INSCRIT DANS LA RÉALITÉ ET LA STRUCTURE DU MONDE, TÉMOIGNE DE LA DISPOSITION DES CHOSES ET DU MEURTRE. TAY

LA RÉALITÉ NATURELLE ET LA STRUCTURE DU MONDE, KIM JONG-UN, SONT LE MÉLANGE QUI LIE LES ÊTRES ET QUI S'APPELLE L'HUMANITÉ: L'ÉTHIQUE. TAY

DANS LA RÉALITÉ DE CE MONDE, L'HUMANITÉ RÉALISE DES MASSACRES SUR CEUX QUI MENACENT L'ÉTHIQUE DE LA SOCIÉTÉ: LA HIÉRARCHIE DE SANG. TAY

EN ÉTAT DE CAUSE, IL Y A RÉELLEMENT UN FAIT QUE LA LÉGION ÉTRANGÈRE SOIT EN ÉTAT DE VIGILANCE ET VÉRIFIE LES INSTANCES DE COMMUNICATION. TAY

House Judiciary Dems‏ Compte certifié @HouseJudDems 8 août
#ICYMI: Panelists Voice Strong Concerns About Press Freedom At Bipartisan Forum: bit.ly 2vJQ4lK #FreedomOfThePress

House Judiciary ⚖‏Compte certifié @HouseJudiciary 3 août
#BREAKING: Vishal Amin was just unanimously confirmed by Senate as next White House Intellectual Property Enforcement Coordinator.

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 11 hil y a 11 heures
LA FRANCE TOUT LE PROGRAMME OU PLUTÔT PLEINS DE PROGRAMME ET DE PROPOSITIONS POUR UN AVENIR PLUS LUMINEUX DURANT 2017-2022: LES ÉPOQUES. TAY

SOUFFLE ET SOUVENIRS DES CITOYENS QUI AVAIT ÉTÉ CONDAMNÉ POUR AVOIR CRU EN LA CONFIANCE EN LA CONSCIENCE DES GOUVERNEMENTS: L'ALLIANCE. TAY

LA DISLOCATION POUR LA DIFFÉRENCE ENTRE UNE GAUCHE ET UNE DROITE AFIN DE DÉTERMINER LES POUVOIRS DE TELLES ET TELS QUI CROYAIENT ÊTRE. TAY

LA FRANCE: JE VOIS DES JOURNALISTES S'AMUSAIENT À DÉTERMINER LES FUTURS POLITIQUES QUI FERONT DE 2018, UNE ANNÉE PLEINE DE SURPRISES. TAY

LA FRANCE 2017 SOUS LE 8: LA DISLOCATION MONTRENT DES REQUINS SE NOURRISSANT DES RÉSULTATS ÉLECTORAUX OU DES RÉCEPTIONS DIPLOMATIQUES. TAY

LA MÉFIANCE ABREUVÉE PAR LES INÉGALITÉS ET LES MESQUINERIES SE PROPAGE DANS TOUS LES MILIEUX ET LES COMMUNAUTÉS, ET OUVRE NOTRE REGARD. TAY

LA MÉFIANCE N'EST PAS LE REFUS; L'ESPRIT N'EST PAS LA CONFIANCE: L'INDIVIDU N'EST PAS L'INDIVIDUALITÉ ET LA SOCIÉTÉ SE MUE EN PEUPLE. TAY

L'ATTRAIT N'EST PAS LES PROFITS ET LA CIRCONSTANCE N'EST PAS LE MOMENT; LE MORAL N'EST PAS GLOBALISÉ À LA CROISSANCE: GENRE DU CAUSES. TAY

LORSQUE D'UN DISCOURS TÉLÉ, VOUS AVEZ APPELÉ LES U.S.A A RÉSISTÉ À TRUMP SUR LE TRAITÉ DE PARIS OU COP21: ILS ÉTAIENT DÉJÀ PRÊT AVANT. TAY

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 10 h
SAN FRANCISCO RADIO PACIFIC: IN THE WEDNESDAY SIXTEEN AUGUST 2017; ELVIS PRESLEY SING IN THE GHETTO. TAY https://www.youtube.com/watch?v=2Ox1Tore9nw&sns=tw … viaYOUTUBE

I LOVE MY EARTH BETWEEN IN THE WIND AND THE SKY. THE FIRE OF THE LIBERTY DREAM FOR THE PEOPLE: A DAY FOR THE MOMENT, FREEDOM 'S VOICE. TAY

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 7 hil y a 7 heures
Plus
: Corée du Nord: Pékin suspend ses importations de fer, minerais et fruits de mer http://www.lavoixdunord.fr/node/204214 via @lavoixdunord

LA MER DE L'EST SELON L'APPELLATION CORÉENNE MONTRE UNE INQUIÉTUDE SUR CELLE QUI SE PRÉNOMME JAUNE: LE DICTATEUR TRIOMPHE DE SON PEUPLE. TAY

TIGNARD YANIS‏ @TIGNARDYANIS 3 hil y a 3 heures
LA CONTINUATION DE LA PRESSE DANS UNE LIBERTÉ OUVERTE AUX PLAISIRS N'EST PAS UNE RAISON POUR DÉCLARER UNE ÉDUCATION SEXUELLE PRÉCOCE. TAY

LA SEXUALITÉ EST DÉCRITE COMME MORALE, PHYSIQUE, MATHÉMATIQUE ET OBLIGATOIRE MAIS IL Y A L'ÂME ET LE RESSENTI, IL Y A GRANDIR ET AIMER. TAY

LA SEXUALITÉ N'EST NI PÊCHER ET NI GLORIFICATION COMME L'ABSTINENCE ET ELLE PEUT DEVENIR HORS LA LOIS SUR DES ACTES DE TORTURES FORCÉS. TAY

JE NE PEUX COMPRENDRE LA SOUMISSION MÊME SI JE RECONNAIS LA DÉFAITE: JE PARLE D'ASPECTS ÉROTIQUES. LE CORPS ÉPROUVE DES SOUFFRANCES. TAY

L'ÉROTISME EST TRÈS PRIVÉ DANS L'ATTRAIT DE VIE QUOTIDIENNE MAIS ON DOIT ENTENDRE QU'IL EST TRÈS VERBAL SUR DES AFFAIRES JUDICIAIRES. TAY

LE PASSIONNEL EST UNE DES GRANDES CAUSES D'HOMICIDE DANS LA SOCIÉTÉ HUMAINE AVEC LES ASPECTS FINANCIERS ET LA BARBARIE SUR LE CORPOREL. TAY

LES PLUS GRANDS DES PHILOSOPHES ONT REFUSÉ LE POUVOIR SE SACHANT TROP TYRANNIQUE OU LAXISTE POUR GOUVERNER. TAY.. VERBE AVOIR SE MUE AU CDI.

EN GRAMMAIRE FRANÇAISE, LE VERBE AVOIR S'ACCORDE AVEC LE SUJET SAUF EN TANT QUE AUXILIAIRE OÙ LE VERBE QUI L'ACCOMPAGNE SE MUE AU CDI. TAY

FRANCE: EN TERME D'ÉCONOMIE, LE VERBE AVOIR ET LE COMPLÉMENT D'OBJET INDIRECT EST PÉNALEMENT EN LIEN AVEC LES AFFAIRES NÉOLIBÉRALES. TAY

COMPLÉMENT D'OBJET INDIRECT ET LE VERBE AVOIR DE LA GRAMMAIRE FRANÇAISE, UNE INSTRUCTION BASIC MAIS TRÈS RÉALISTE SUR LE NÉOLIBÉRALISME. TAY

LA VAILLANCE COMME L'INDIQUE LE VERBE AVOIR SE CONJUGUE AU PRÉSENT ET FUTUR AVEC LE SUJET JUSQU'AU JOUR OÙ LE CDI ENTRE DANS LE TEMPS. TAY

yanis la chouette

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Re: LE TERME, L'ACIER, L’ATMOSPHÈRE, L'UNIVERS, L'INFINI ET EAU

Message par yanis la chouette le Ven 18 Aoû - 16:11

LE CARACTÈRE DE L’HUMANITÉ...

Le changement climatique va réduire les rendements agricoles

Le changement climatique va faire baisser les rendements de cultures comme le riz, le blé ou encore le maïs, selon les conclusions d'une équipe de chercheurs rendues publiques mardi.

Les auteurs ont tiré leurs conclusions de 70 études déjà publiées et qui tentaient --à l'aide de méthodes très variées-- de montrer les effets du réchauffement de l'atmosphère sur l'agriculture.

Chaque augmentation d'un degré réduit d'environ 6% le rendement du blé
Que ce soit la simulation de la réaction de certaines plantes aux changements de température, des extrapolations de données statistiques météorologiques ou encore le réchauffement artificiel de champs de culture, toutes ces méthodes "suggèrent que la hausse des températures va probablement avoir un effet négatif sur le rendement du blé, du riz et du maïs", soulignent les chercheurs, dont les conclusions ont été publiées mardi dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS).

"Chaque augmentation d'un degré Celsius de la température moyenne dans le monde réduit d'environ 6% le rendement du blé", selon ce document. Pour le riz, la baisse serait de 3,2% et pour le maïs de 7,4% pour chaque degré Celsius de hausse des températures, alors que "les estimations des rendements du soja ne changeraient quasiment pas".

Ces quatre plantes sont indispensables à la survie de l'humanité, à laquelle elles fournissent les deux tiers des calories ingérées.

Même si, dans certaines régions, une hausse des températures ferait augmenter les rendements, la tendance globale serait bien à la baisse et souligne la nécessité de trouver des moyens pour s'adapter au réchauffement du climat et pour nourrir une population mondiale en constante croissance, ont souligné les chercheurs.

https://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-changement-climatique-va-reduire-les-rendements-agricoles?id=9683955

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Equipment for Angara Heavy-Class Rocket Arrived to Russia's Vostochny CosmodromePress service of Defense Ministry of Russian Federation
RUSSIA
09:02 16.08.2017(updated 10:11 16.08.2017) Get short URL145870
According to Russian Deputy Prime Minister Dmitry Rogozin, the first technological equipment for the launch of the Angara heavy class carrier rocket has been delivered to the Vostochny Space Center.
VOSTOCHNY (Russia) (Sputnik) – The first technological equipment for the launch of the Angara heavy class carrier rocket has been delivered to the Vostochny Space Center in Russian Far East, Russian Deputy Prime Minister Dmitry Rogozin said on Wednesday.

"The first technological equipment for the Angara has arrived. It is in the assembly and testing facility," he said at a meeting at the Vostochny.

On Wednesday, the head of Russia's Roscosmos State Space Corporation, Igor Komarov, showed Rogozin containers with equipment for the Angara.

"Preliminary works are already underway for preparing the site and for replanting of the endangered plants [from the construction zone], and this year we plan to start the preparation for the launch pad [construction]," Komarov said.

First Launch From Vostochny Cosmodrome
© SPUTNIK/ MARINA LISCEVA TASS/ POOL
Main Builder for 2nd Phase of Vostochny Cosmodrome to Be Named by September 16
He added that the construction of the second phase of the Vostochny Space Center will need 38 billion rubles ($636 million). Komarov said that the federal target program for the development of Russian cosmodromes would be approved in August.
In late May, Roscosmos said launch pad construction for Angara carrier rockets would start in 2017. On July 11, Komarov said Roscosmos would be ready to launch a full-fledged spacecraft atop the Angara-A5M from Vostochny Space Center in 2021.

Earlier in the day, Rogozin said that the next two launches from Russia's Vostochny space center would be carried out on November 28 and December 22. Maiden space launch of the Soyuz-2.1a carrier rocket from the Vostochny Cosmodrome was successfully conducted on April 28, 2016.

The Angara family of space-launch vehicles is designed to provide lifting capabilities of between 2 and 40.5 tones into low Earth orbit. It has been in development since 1995 and was the first orbit-capable rocket developed by Russia since the fall of the Soviet Union to replace the older Proton-M carrier rockets.

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Le manifestant violoniste a été libéré
VenezuelaL'un des symboles de l'opposition a passé près de vingt jours derrière les barreaux. Il est libre depuis mardi.


Le jeune Vénézuélien devenu célèbre en jouant du violon pendant les manifestations contre le pouvoir et arrêté fin juillet a été libéré mardi soir après 19 jours de détention, a annoncé le procureur général.

«Le violoniste Wuilly Arteaga a été libéré préventivement après une demande faite par le ministère public vénézuélien et acceptée par le tribunal chargé de l'affaire», a déclaré le procureur général, Tarek William Saab, sur son compte Twitter.

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Tarek William Saab ✔ @TarekWiliamSaab
#AHORA liberada por medida cautelar violinista Wuilly Arteaga, luego de solicitud hecha por @MinpublicoVE y acordada por tribunal d la causa
03:28 - 16 août 2017


M. Saab a été nommé procureur général en remplacement de Luisa Ortega, devenue une des principales figures de la contestation contre le président Nicolas Maduro au sein même du camp chaviste et destituée par l'Assemblée constituante.

Alfredo Romero, directeur de l'ONG Foro Penal et qui a suivi le cas de Wuilly Arteaga, a déclaré que le jeune homme avait été libéré en pleine nuit par des militaires de la Garde nationale à Altamira, dans un quartier de l'est de Caracas qui est souvent le théâtre de manifestations contre le pouvoir.

Alfredo Romero @alfredoromero
#15Ag 11:00pm LIBRE Wuilly Arteaga y descansando ya. Gracias a todos por su apoyo!!!
05:07 - 16 août 2017

Plus de 5000 arrestations

«Ils ont libéré Wuilly et maintenant nous ne le trouvons pas», a dit M. Romero à l'AFP. Il a indiqué qu'il avait appris sa libération par le commandant du détachement où il était détenu.

Wuilly Arteaga, 23 ans, avait été arrêté le 27 juillet et inculpé trois jours après par un tribunal de la capitale pour «incitation publique» à manifester et «possession d'une substance incendiaire». M. Romero a nié que le jeune homme ait détenu une telle substance.

Wuilly Arteaga est devenu un symbole des manifestations qui ont débuté il y a plus de quatre mois pour le départ du pouvoir du président Maduro. Il avait déclaré vouloir envoyer avec son violon «un message de paix» en jouant au milieu des affrontements qui ont fait 125 morts depuis le début de ces rassemblements le 1er avril.

Quelque 5300 personnes ont été interpellées depuis le début des manifestations et un millier sont toujours détenues, selon Foro Penal. Le 22 juillet, Arteaga avait été blessé au visage, probablement par des plombs de chasse, au cours d'une manifestation. «Je ne vais pas me laisser intimider», avait-t-il alors déclaré dans une vidéo où on pouvait le voir sur une civière, le visage bandé et tuméfié. «Nous allons continuer la lutte». (afp/nxp)

Créé: 16.08.2017, 07h32
Le jeune Vénézuélien devenu célèbre en jouant du violon pendant les manifestations contre le pouvoir et arrêté fin juillet a été libéré mardi soir après 19 jours de détention. Image: Keystone

yanis la chouette

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Re: LE TERME, L'ACIER, L’ATMOSPHÈRE, L'UNIVERS, L'INFINI ET EAU

Message par yanis la chouette le Ven 18 Aoû - 16:13

Silence

« Entends ce bruit fin qui est continu, et qui est le silence. Écoute ce qu'on entend lorsque rien ne se fait entendre. »

— Paul Valéry, Tel quel II, 1943, p. 118

pourtant,

Le silence est, dans son sens originel, l'état de la personne qui s'abstient de parler. Dans son sens actuellement le plus courant, c'est l'absence de bruit, c'est-à-dire de sons indésirables. Le silence absolu est l'absence de tout son audible.

Par extension, le silence désigne aussi l'absence de l'expression par écrit. Le bruit s'associant au désordre et à l'agitation, le silence s'associe à l'inverse au calme et à la tranquillité.

En solfège, les silences sont les signes qui indiquent un arrêt de la production de sons musicaux pendant une durée spécifiée.

Environnement et acoustique
Environnement

Dans le domaine de l'acoustique environnementale, on définit le silence comme l'absence du désagrément que causent les sons indésirables.

Les autorités locales créent des zones ou des périodes de silence dans les endroits où les bruits ordinaires sont les moins bien tolérés, par exemple la nuit ou autour d'un hôpital. Dans le même esprit, elles peuvent réglementer les activités bruyantes dans des zones calmes, autour des cimetières et dans des espaces naturels. Elles figurent dans les cartes de bruit1.
Psychoacoustique

Le silence absolu est une notion dépendant de la perception humaine. Il n'est défini que par la psychoacoustique, dont un des premiers objectifs a été de déterminer les limites physiques de l'audition humaine. L'acoustique, branche de la physique qui s'occupe de la vibration des particules d'un milieu élastique, ignore ces limites. L'absence totale de vibration supposerait qu'il n'existe aucune agitation moléculaire. Cette condition n'est remplie que dans le vide ou à la température zéro absolu (-273,15 °C).

Les sons les plus ténus perceptibles par l'oreille humaine dans la plage de fréquences à laquelle ils sont les plus sensibles, de 1 à 4 kHz, correspondent à une pression acoustique d'environ 20 µPa (vingt micropascals), valeur qui a été choisie comme niveau de référence lorsqu'on exprime le niveau sonore en décibels. Tous les sons audibles sont donc plus forts, et le niveau sonore en décibels est toujours un nombre positif. Ainsi, une ambiance très calme se trouve à un niveau de 40 dB SPL (quarante décibels Sound Pressure Level, c'est-à-dire Niveau de Pression Sonore) ; une conversation correspond, pour les participants, à un niveau de 60 à 80 dB SPL2.

L'audition humaine est limitée aux fréquences d'environ 20 Hz à 16 000 Hz. Les vibrations acoustiques que leur niveau ou leur fréquence rend inaudibles aux humains (notamment ultrasons et infrasons) ne rompent pas le silence, mais relèvent de la physique des vibrations, un domaine d'étude qui fournit ses bases à l'acoustique.
Vie sociale
Le silence opposé à la parole

Réduire au silence un adversaire, c'est l'empêcher de parler, et de s'exprimer en général. Passer sous silence un sujet, c'est éviter d'en parler3.

Dans l'expression « loi du silence », silence signifie secret. Une société secrète interdit à ses membres de communiquer à l'extérieur du groupe des précisions sur son activité4. On décrit l'Omertà, qui interdit à toute personne d'une région dominée par une mafia de parler aux autorités des sujets qui l'intéressent, par la même expression.
Nocivité du silence

La vie sociale valorise la communication. Plusieurs théories exposent la nocivité du silence.

Dans son sens le plus matériel, l'exposition à un silence aussi absolu que possible est une torture par privation sensorielle5.
Le silence est un effet de la censure exercée sur les autres par une personne disposant de la force. La déclaration du roi Louis XV de France imposant la fin des discussions entre le Parlement et l'archevêque de Paris dans la querelle janséniste en 1754 fut connue et citée dans des décisions de justice comme la loi du silence.
L'option du silence peut être aussi une autocensure. La psychanalyse propose une psychothérapie fondée sur la parole, dans laquelle le silence est une des expressions de la résistance inconsciente de l'analysant à l'évolution thérapeutique, et éventuellement une manifestation du déni6.
Les moralistes réprouvent souvent le silence face à l'erreur ou à l'injustice « Il est honteux de se taire, et de laisser parler Isocrate », disait Aristote7. Ils réprouvent le mensonge par omission à l'égal du mensonge ordinaire : « le silence est criminel toutes les fois que pour son profit particulier on ne dit pas une chose que ceux à qui on la cache auraient intérêt de savoir8 ».
Les institutions exigent la communication, indispensable pour que les instances responsables soient informées de l'état des choses et puissent prendre les décisions qui justifient l'existence de l'organisation sociale. Ceux qui occupent, soit actuellement, soit potentiellement, ces positions, rappellent fréquemment la nécessité de « briser la loi du silence »9.

Valorisation du silence

Dans les sociétés où seuls certains ont le droit à la parole, le silence signale un statut inférieur10. La production de parole étant pour certains une obligation, ils peuvent considérer le silence comme « le repos de l'âme11 ». Ils peuvent aussi, en refusant d'opiner, faire du silence un usage expressif en lui joignant une attitude dont ils laissent à leurs contemporains le soin de juger de la signification12. Dans l'épisode du retour de Varennes en 1791, le silence demandé au peuple au passage du roi fugitif marque un renversement de la hiérarchie politique13.

En opposition à la « vanité du monde », des courants religieux monastiques chrétiens, hindouistes, bouddhistes, taoïstes pratiquent l'ascèse et entendent se retirer le plus possible de la vie sociale, et pratiquer la méditation, inséparable du silence. En particulier certains ordres monastiques catholiques comme les trappistes (Cisterciens) intègrent dans leur règle monastique une règle de modération de la parole qu'on appelle souvent le vœu de silence14. Pour permettre la nécessaire communication liée au travail, les premières communautés monastiques se servaient d’un langage gestuel.

Prenant le contrepied de l'opinion commune sur le droit à la parole, qui en fait un bien commun ou un privilège d'expert, et développant en long discours le proverbe « la parole est d'argent, mais le silence est d'or », un courant de réflexion non catholique valorise de même le silence et la réserve15. Cette amplification de la mise en garde contre la parole incontrôlée rejoint celle du courant philosophique et éducatif qui prône avec Sénèque le contrôle de soi et la censure des instincts : « imposer le silence à ses passions16 ».

On peut classer dans la même catégorie les réflexions qui s'élèvent contre les excès de la rhétorique et le bavardage dans la tradition classique, et, dans le monde contemporain, celles qui préconisent une pause dans le flux médiatique incessant de la société du spectacle17.

L'écoute du silence est un oxymore qui indique l'attention extrême et la préoccupation du détail :

« Entends ce bruit fin qui est continu, et qui est le silence. Écoute ce qu'on entend lorsque rien ne se fait entendre. »

— Paul Valéry, Tel quel II, 1943, p. 118
Le silence au-delà des limites de la parole

À l'issue de son Tractatus logico-philosophicus, Ludwig Wittgenstein conclut « Ce dont on ne peut parler, qu’on se taise à ce sujet18 ». Le silence apparaît ici comme un devoir quand on aborde des propositions indécidables.

Cette conception n'est pas particulière à la culture européenne. Dans les Entretiens de Confucius, celui-ci refuse de parler de sujets inconnaissables comme la vie après la mort19.
Le Monde du Silence

Dans son livre de 1953, suivi par son documentaire de 1956, le commandant Cousteau surnomme la mer « Le Monde du silence », car on n'y parle pas.

C'est évidemment une métaphore pour « la mer » fondée sur une synecdoque populaire ou le silence s'oppose au bavardage. L'association entre la mer et le silence était fermement établie dans le public par la célèbre nouvelle de Vercors, Le silence de la mer.

Bien entendu, le son se propage dans l'eau (voir hydrophone). Outre qu'on y utilise des sonars (artificiels ou naturels, comme ceux des cétacés), la mer est pleine du bruit des navires, des vagues, de la pluie, des mouvements de terrain ou des plaques tectoniques, des animaux comme les crevettes, etc.
Le silence opposé à l'agitation
Article détaillé : Majorité silencieuse.

Lorsque les autorités se trouvent confrontés à une agitation spectaculaire, elles font souvent appel au concept de majorité silencieuse, pour rappeler le fait que la plupart des gens n'expriment pas volontiers leurs choix ou leurs opinions, voire qu'elles ne se permettent pas d'en avoir.
Notes et références

↑ En France, ces zones sont prévues par l'Art. L-572-6 du code de l'environnement.
↑ Mario Rossi, Audio, Lausanne, Presses Polytechniques et Universitaires Romandes, 2007, 1e éd., p. 126-127.
↑ Trésor informatisé de la langue française [archive].
↑ À propos de l'obligation de réserve des francs-maçons lire Jacques Joel, Le Silence des Apprentis, Maison De Vie, 2007.
↑ Françoise Sironi, Bourreaux et victimes: Psychologie de la torture, Paris, Odile Jacob, 1999 (lire en ligne [archive]), p. 31, 153sq.
↑ Nasio 2001 ; Chabert 2013.
↑ D'après Cicéron, De Oratore ; reprenant un vers de Sophocle dans Philoctète, en substituant Isocrate aux barbares.
↑ Cicéron, Des devoirs III, 12.
↑ entre mille exemples —Huffington Post, « Bizutage, week-end d'intégration : ces victimes qui veulent briser la loi du silence » [archive], 28 septembre 2013. — Sénat français, « Maltraitance envers les personnes handicapées : briser la loi du silence » [archive], rapport de MM. Jean-Marc Juilhard et Paul Blanc, 2003 — Eurosport « Jan Ullrich critiqué pour son refus de briser le silence » [archive], 23/01/2013.
↑ Moulin 1885, p. 12 donne l'exemple de la Rome antique où le silentiarius était chargé d'empêcher la parole des esclaves et prolétaires.
↑ Bacon apud Moulin 1885, p. 19. Bacon, en conclusion du chapitre sur la rhétorique de son Instauratio Magna (Livre VI, chap. III), donne sous le titre « Exemples du pour et du contre » une série de lieux communs pour que ceux qui cultivent l'art de convaincre aient, selon le mot de Cicéron, de quoi « s'approvisionner ». Dans la section n° 31, « Du babil » on trouve (en) « Silence is the sleep that nourishes wisdom », « Le silence est une espèce de sommeil qui nourrit la prudence » dans la plus exacte traduction Lasalle vol. 3 [archive]. Sept lieux sont favorables au babil, cinq au silence. Voir aussi n° 28 « De la discrétion », qui concerne le secret.
↑ Cicéron, Orator ; Moulin 1885, p. 20.
↑ Retour de la famille royale à Paris, le 25 juin 1791…le peuple gardoit un profond silence [archive].
↑ Laroche 2010.
↑ Moulin 1885 ; de Smedt 1989 ; Le Breton 1997 ; Vigne 2003 ; Delacomptée 2011.
↑ Moulin 1885, p. 8, 24sq, 60.
↑ Breton et Le Breton 2012 ; Hanus et Nazarova 2013.
↑ Proposition 7, « Wovon man nicht sprechen kann, darüber muss man schweigen », dans la traduction de Pierre Klossowski (Paris:Gallimard, coll. Tel n°109, p. 107).
↑ Simon Leys, Une introduction à Confucius [archive], [PDF], p. 16.

Voir aussi
Bibliographie

Philippe Breton et David Le Breton, Le silence et la parole contre les excès de la communication, Toulouse, Erès-Arcanes, 2012
Catherine Chabert, Le silence des émotions : Clinique psychanalytique des états vides d'affects, Paris, Dunod, 2013
Alain Corbin, Histoire du silence : De la Renaissance à nos jours, Paris, Albin Michel, 2016
Jean-Michel Delacomptée, Petit éloge des amoureux du silence, Paris, Gallimard, 2011
Françoise Hanus (org.) et Nina Nazarova (org.), Le silence en littérature de Mauriac à Houellebecq, Paris, L'Harmattan, 2013.
Michel Laroche, La voie du silence : Dans la tradition des pères du désert, Paris, Albin Michel, 2010.
David Le Breton, Du silence, Paris, Métailié, 1997, 283 p. (ISBN 978-2864242567)
Émile Moulin, Le silence : étude morale et littéraire, Montauban, impr. de Forestié, 1885 (lire en ligne [archive]).
Juan-David Nasio (dir.), Le silence en psychanalyse, Paris, Payot, coll. « Petite bibliothèque Payot », 2001
La revue Sigila a consacré son numéro 29 (2012) au thème du silence.
Marc de Smedt, Éloge du silence, Paris, Albin Michel, 1989.
Robert Tirvaudey, Les mots du silence, Paris, Mon petit éditeur, 2010
Jacques Vigne, La mystique du silence, Paris, Albin Michel, 2003.
Alain Corbin, Histoire du silence. De la Renaissance à nos jours, Paris, Albin Michel, 2016.

Articles connexes

Bruit
Droit au silence

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La métaphore, du latin metaphora, lui-même du grec μεταφορά (metaphorá, au sens propre, transport), est une figure de style fondée sur l'analogie. Elle désigne une chose par une autre qui lui ressemble ou partage avec elle une qualité essentielle2. La métaphore est différente d'une comparaison3 ; la comparaison affirme une similitude : « La lune ressemble à une faucille » ; tandis que la métaphore la laisse deviner, comme quand Victor Hugo écrit « cette faucille d’or dans le champ des étoiles. » Le contexte est nécessaire à la compréhension de la métaphore ; c'est le contexte qui indique qu'il ne faut pas prendre le mot à son sens ordinaire.

La métaphore s'emploie dans le langage quotidien avec l'emploi d'épithètes (« un cadeau royal »), aussi bien que dans le langage soutenu de la littérature et particulièrement dans l'expression poétique. L'invention de métaphores est une des attractions majeures de la création littéraire. Une métaphore courante est un cliché ; si elle est entièrement passée dans le langage (comme « à la tête » signifie « au poste d'autorité »), on peut la considérer comme une catachrèse.

Le concept de métaphore est issu de la rhétorique, qui en étudie la constitution, les types, l'usage. La linguistique découvre dans la métaphore un aspect fondamental du langage. Les sciences humaines la situent dans le contexte de la formation des symboles. La psychologie s'intéresse à travers la métaphore aux relations entre le langage, le psychisme, les connaissances et les sentiments, la sociologie à son importance dans la communication et aux conditions dans laquelle elle peut être comprise dans un groupe humain.

« Entends ce bruit fin qui est continu, et qui est le silence. Écoute ce qu'on entend lorsque rien ne se fait entendre. »

— Paul Valéry, Tel quel II, 1943, p. 118

Définitions

Les divergences de définition de la métaphore concernent l'extension du concept.

Le philosophe grec Aristote est le premier, dans sa Poétique (certainement vers -347), à évoquer la métaphore comme procédé majeur de la langue. Il explique ainsi l'origine de l'étymologie de la figure, qui renvoie à la notion de transport : « La métaphore consiste à transporter le sens d'un mot différent soit du genre à l'espèce, soit de l'espèce au genre, soit de l'espèce à l'espèce, soit par analogie »4.

Pour Cicéron « La métaphore est une comparaison abrégée, et renfermée dans un mot mis à la place d'un autre5 ». Quand la langue ne fournit pas de terme propre à exprimer la chose, les métaphores sont « comme des espèces d'emprunts par lesquels nous allons trouver ailleurs ce qui nous manque. D'autres, plus hardies, ne sont pas des signes d'indigence, mais répandent de l'éclat sur le style6 ». L'usage et l'effet de ces ornements persuasifs sont l'objet principal de son étude. Il note qu'Aristote range sous le nom de métaphore les catachrèses ou abus de mots, les hypallages, qui sont des substitutions croisées, et les métonymies, dans lesquelles le terme qu'on remplace est dans une relation de dépendance à son remplaçant7.

César Chesneau Dumarsais définit la métaphore comme « une figure par laquelle on transporte, pour ainsi dire, la signification propre d'un mot à une autre signification qui ne lui convient qu'en vertu d'une comparaison qui est dans l'esprit8 ». Le rhétoricien français Pierre Fontanier, qui a entrepris de dénombrer et classer les figures de style, la définit au début du XIXe siècle comme l'emploi d'« un mot dans un sens ressemblant à, et cependant différent de son sens habituel9 ».
Exemple :

Le verbe « dévorer », dont le sens premier est « manger en déchirant avec les dents », ou « manger avidement », prend un autre sens dans le vers suivant :

« Le remords dévorant s'éleva dans son cœur…10 »

Les auteurs qui suivent Aristote considèrent que métaphore est synonyme de trope et désigne toute figure de « déplacement » du sens d'un mot. Les auteurs qui suivent Dumarsais n'appliquent le terme métaphore qu'aux tropes qui ne sont pas définis par ailleurs (synecdoques, métonymies, métalepses). Les auteurs du Groupe µ analysent la métaphore comme le produit de deux synecdoques11. La question de savoir ce qu'est ce « déplacement », et par rapport à quoi, est bien plus épineuse.

La question de la métaphore a aussi préoccupé les grammairiens et rhétoriciens arabes. Leur définition se base, comme celle des rhétoriciens grecs, sur l'écart entre le sens métaphorique et le sens ordinaire, et l'effort que doit consentir le récepteur pour comprendre12.
Classification
Articles détaillés : Trope (rhétorique) et Métaphorologie.

Cicéron compte la métaphore parmi les figures de mots, comme le calembour13. Pour les rhétoriciens modernes, la métaphore est une « figure de sens ».

Un « trope » est une figure qui consiste à détourner un mot de son sens habituel (ou propre)a. César Chesneau Dumarsais décrit la métaphore, avec les métonymie et les synecdoques, comme une figure de la classe des tropes. Pour Pierre Fontanier, elle est un « trope par ressemblance »b

L'utilité de classer les figures, et surtout, la pertinence de la notion de déplacement ou de détournement d'un mot sont objets de controverses. Il est en effet difficile de déterminer rigoureusement ce qu'est un « sens propre » ou un usage où il n'y ait pas la moindre trace de figure de style15.

En rhétorique, la métaphore est considérée comme une figure « microstructurale » : son existence est manifeste et isolable au sein d'un énoncé et n'en dépasse pas souvent les limites formelles (la phrase).

La métaphore est un procédé rhétorique doté d'une portée argumentative, c'est-à-dire qu'elle vise à rapprocher l'opinion de l'auditeur de celle de l'orateur. Elle suppose la coopération des auditeurs, et des enjeux de persuasion et conviction16.
Types de métaphores

Les linguistes et les rhétoriciens ne sont pas unanimes sur la nécessité de classer rigoureusement les tropes, ni autour d'une typologie des différentes métaphores. Cependant, on peut distinguer deux formes principales :

la métaphore dite « annoncée »
la métaphore dite « directe ».

Au-delà de ces types simples, la métaphore « filée » se base sur des rapprochements successifs.
Métaphores annoncées :

« Je me suis baigné dans le poème de la mer. » (Arthur Rimbaud).

« Vieil Océan, ô grand célibataire. » (Comte de Lautréamont, Les Chants de Maldoror, Chant I).

La métaphore annoncée signale un rapport entre deux choses en rapprochant les expressions qui les signifient. Elle se nomme également la « métaphore explicite » ou « métaphore par combinaison » ou in præsentia (« présente dans l'énoncé » en latin). Elle ressemble beaucoup à une comparaison.
Métaphores directes :

« C'est une nuit d'été ; nuit dont les vastes ailes » Lamartine17 (compare la nuit à un oiseau, sans que ce mot n'apparaisse.)

« Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. »

Le poète Arthur Rimbaud compare les rimes aux cailloux — ou aux miettes de pain que les oiseaux mangeront — que sème le personnage du conte du Petit Poucet pour retrouver son chemin. Au lecteur de constituer l'analogie.

La métaphore directec lie deux réalités au moyen d'un mot précisé, mais où un des termes est sous-entendu. Elle se dit également « métaphore contextuelle » ou métaphore in absentia ou encore « métaphore indirecte ». On la retrouve principalement dans le langage populaire ; mais aussi quand on exige délibérément un effort de compréhension, comme dans l'argot, et dans la poésie de style symboliste ou hermétique, qui la cultivent.
Métaphore pure :

« Ce toit tranquille, où marchent des colombes, Entre les pins palpite, entre les tombes. » (Paul Valéry18)

Seul un élément du contexte, le titre du poème — « Le Cimetière marin —, permet de comprendre que l'auteur évoque la surface de la mer parcourue de voiles blanches de bateaux.

La « métaphore pure » — ou par remplacement — est un type de métaphore directe extrême. Seul le mot métaphorique y est présent ; le contexte permet de l'interpréter.

« Nuages de mes torsades, brumes de mes tempes, plus noires que l'aile des corbeaux…
Mes lotus d'or se laissent deviner, voilés d'une gaze écarlate
Ne me prends pas pour la fleur commune, qui pousse au-delà de l'enclos. »

— Kouan Han-k'ing, Trois poèmes d'amour.

Ici, le contexte culturel (poème chinois du XIIIe siècle) et le thème (poème d'amour) permettent l'interprétation des métaphores : « lotus d'or » étant une métaphore usuelle pour les « petits pieds » (critère de beauté à l'époque et symbole de féminité) et les nuées (par les mots « nuages » et « brumes ») évoquant littérairement les rencontres amoureuses19. Ces métaphores pures sont usuelles et culturelles, comme dans l'expression « L'astre du matin » pour le soleil levant, et sont souvent communes à diverses cultures. On retrouve ainsi en anglais par exemple l'expression également présente en français « to break the ice » (« casser la glace »).
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Une métaphore filée : le poème Hymne à la beauté de Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal
Métaphores filées :

Le vers de Victor Hugo1

« Cette faucille d’or dans le champ des étoiles »

se comprend par trois analogies visuelles : le « champ des étoiles », rapproche les étoiles des fleurs et le ciel d'un champ ; et du coup, la « faucille » de la lune. Un quatrième rapprochement se fait jour avec l' « or » une fois la lune identifiée, avec la serpe d'or des druidesd ; car la lune est plutôt d'argent. L'or solaire convient mieux à « l'éternel été » des dieux, évoqués dans les vers précédents. Ce dernier rapprochement est caractéristique de la métaphore filée.

« Adolphe essaie de cacher l'ennui que lui donne ce torrent de paroles, qui commence à moitié chemin de son domicile et qui ne trouve pas de mer où se jeter »

Honoré de Balzac21 rénove en la filant la métaphore usée qui associe un discours incessant à un torrent auquel rien ne résiste. Il compare le cours de cette eau tumultueuse au trajet vers le domicile, et indique que le discours ne s'arrête pas pendant le trajet par la référence à la mer, dont l'eau est plus calme.

« La bête souple du feu a bondi d’entre les bruyères comme sonnaient les coups de trois heures du matin. (…) Comme l’aube pointait, ils l’ont vue, plus robuste et plus joyeuse que jamais, qui tordait parmi les collines son large corps pareil à un torrent. C’était trop tard. »

Jean Giono22 commence par une métaphore annoncée qui relie le feu, dont il est question, et une bête. Les adjectifs qui la décrivent, « souple », « robuste », « joyeuse » s'appliquent tous à l'incendie, auquel ramène la seconde métaphore qui rapproche la bête, donc le feu, et le torrent. Le rapport entre feu et torrent serait, s'il était direct, plutôt usé.

La métaphore filée est constitué par un enchaînement de comparaisons implicites. En anglais, on parle d' extended metaphor, ou de conceit. Selon Michael Riffaterre il s'agit d'« une série de métaphores reliées les unes aux autres par la syntaxe - elles font partie de la même phrase ou de la même structure narrative – et par le sens : chacune exprime un aspect particulier d'un tout, chose ou concept, que représente la première métaphore de la série »23. Lorsqu'elle se fonde sur la narration, on parle de « métaphore diégétique ». Il s'agit, selon Gérard Genette24, d'une métaphore liée à la structure narrative du texte. Les comparants sont alors empruntés au contexte diégétique. Par exemple, Genette cite un passage où Proust dit à propos du clocher de Combray : « doré et cuit lui-même comme une plus grande brioche bénie, avec des écailles et des égouttements gommeux » et ce après l'épisode de la messe, à l'heure des pâtisseries25.
Métaphore proportionnelle :

« la vieillesse est le soir de la vie »

Cette métaphore exprime en peu de mots l'idée que dans la durée de la vie, la vieillesse commence et se termine à des moments comparables à ceux qui commencent et termine le soir dans la durée du jour. La puissance d'évocation de cette métaphore apparaît quand on considère la baisse de la luminosité et le refroidissement atmosphérique en fin de journée. La lumière s'associe fréquemment à l'intelligence et la chaleur, à la pulsion sexuelle ; tandis que la vieillesse s'accompagne d'une diminution des capacités mentales d'une baisse de la pulsion sexuelle. Cette métaphore concerne donc, d'un coup, au moins trois couples de grandeurs.

Dans la métaphore proportionnelle, appelée aussi homologie, la propriété que l'expression évoque pour associer ses termes est une grandeur qu'on peut classer sur une échelle de la « plus petite » à la « plus grande »e26.
Métaphore et comparaison

La métaphore apparaît superficiellement comme une comparaison. La comparaison affirme la ressemblance de deux réalités en reliant les deux termes qui les désignent par une locution appelée le « comparant »f.
Comparaison :

« La terre est ronde comme une orange »

La comparaison est explicite : le comparant « est comme » relie les deux réalités « terre » et « orange », la propriété « ronde » permet de comprendre leur similitude, qui n'est pas évidente quand on regarde la terre sous les pieds et le fruit dans la main.

Au contraire, dans la métaphore, l'auditeur ou la lectrice doivent reconstituer le sens.
Métaphore :

« La terre est une orange bleue dans l'espace »

La comparaison est implicite : la propriété « ronde », qui la fonde, n'est pas dite. C'est à vous de la comprendre. Cette métaphore devenue cliché n'est sûrement pas comprise par quelqu'un qui n'a jamais vu de photographie de la terre vue de l'espace.

Dans la métaphore, « figure de la ressemblance », les comparaisons sont implicites. Aucun comparant ne guide le récepteur pour lui donner un sens, qu'il faut trouver dans le contexte. La métaphore étant une figure de l'ambiguïté, le contexte laisse un vaste champ possible d'interprétations, en raison, d'une part, de la disparition des mots supports, et d'autre part à cause de la connotation : « [elle] sentait que cette pensée y avait sauté en même temps et s'installait sur ses genoux, comme une bête aimée qu'on emmène partout » (Marcel Proust, Du côté de chez Swann).
Le contexte de la métaphore :

« mon chauffeur de taxi a fumé quatre centimètres de son obélisque27 »

On peut imaginer un obélisque fumant ; mais cela est peu vraisemblable dans une scène où aucun élément surnaturel ne guide vers une interprétation littérale. On comprend que l'objet fumé est bien de forme allongée et de grande taille, ce n'est donc pas une cigarette mais le cigare dont il est question quelques lignes auparavant, que l'auteur aurait pu, de façon plus convenue, dire « monumental ». Le lecteur habituel de Frédéric Dard aura pu hésiter un instant, l'auteur appliquant avec une certaine récurrence la métaphore de l'obélisque au pénis.

Pour Patrick Bacry28, la métaphore se présente sous la forme schématique :
mot normal (le comparé) + le mot métaphorique (le comparant)g.

La comparaison n'affecte pas le sens des mots qu'elle articule29. Dans « Eugène était brave comme un lion », ni « brave » ni « lion » n'ont un sens différent de celui qu'ils ont ordinairement ; la comparaison n'affecte qu'Eugène. Désigner Eugène par la métaphore « ce lion » peut, selon le cas, signifier qu'il est un dandy, que ses cheveux et barbe clairs et longs ressemblent à la crinière d'un lion, qu'il a la bravoure proverbiale de ce fauve, ou, par ironie, qu'il en est entièrement dépourvu ; à moins qu'Eugène ne soit cité parmi les pensionnaires d'un parc zoologique — on aurait alors affaire à une métaphore particulière appelée synecdoque. Le mot « lion » n'appelle plus nécessairement l'idée de l'animal, mais celle de ses qualités qui pourraient s'appliquer à Eugène. Il se peut que la métaphore s'applique à la fois à plusieurs qualités.

L'intérêt de la métaphore est d'attribuer au sens du terme qu'elle décrit certaines nuances, et pas n'importe lesquelles, qui appartiennent au terme qu'elle lui accole et qu'une simple comparaison ne pourrait expliciter. Ces nuances, ou sèmes, ajoutent du sens au langage. Elle active la polysémie du mot et l'associe à des symboles culturels précis. La métaphore est souvent une métaphore, une métonymie exactement, pour le trope et même pour le symbole en général30. Pour Patrick Bacry, au contraire, il faut réserver le terme de « métaphore » à une apposition stricte de deux mots remplaçants des mots attendus. Selon lui, toute autre forme tend à se confondre avec la comparaison31.

La comparaison met en jeu deux mots de catégories lexicales homogènes : au contraire, dans « Eugène est un lion », « Eugène » et « lion » sont respectivement un nom propre et un substantif. La phrase « Eugène est comme un lion » passerait pour une comparaison, si l'on se fiait à la différence morphologique de la présence d'une locution comparative. Mais la différence de nature des termes en jeu oblige à la considérer comme une métaphore.
Combinaison de métaphore et de comparaison :

« cet homme (...) mordant et déchirant les idées et les croyances d'une seule parole [métaphore], comme un chien d'un coup de dents déchire les tissus avec lesquels il joue [comparaison] »

— Maupassant, Auprès d'un mort.

La présence ou non d'un terme comparant ne suffit pas à distinguer ce qui relève de la métaphore de ce qui relève de la comparaison : le contexte et l'effet recherché par le locuteur renseignent bien davantage sur la portée de la figure.

Pour Georges Molinié32, pour passer de la comparaison à la métaphore plusieurs transformations successives sont nécessaires, ce qui explicite bien le fait que la métaphore enrichit le sens, là où la comparaison est assez pauvre. Soit la comparaison :

état 1 : « Cet homme est rusé comme un renard »
état 2 : « Cet homme est un renard rusé » exprime le trope dans son état pur (l'homme rusé dont il est question ne s'est pas transformé, il s'agit d'une analogie) à travers une métaphore in præsentia car les comparés et le comparant sont encore présents dans l'expression.
état 3 : « Cet homme est un renard » est une métaphore in præsentia également, cependant la qualité a disparu ; c'est ici au lecteur, au moyen du contexte, d'interpréter la portée de l'expression.
état 4 : « Cet homme est un vieux renard » est une métaphore mettant en avant un trait sémique (le qualificatif « vieux » est connoté comme un trait de malignité).
état 5 : « Nous avons affaire à un vieux renard » est une métaphore in abstentia puisque la mention explicite du comparé a disparu, et qu'il ne reste que le comparant. L'effort d'interprétation est ici maximal.
état 6 : « Le vieux renard nous a tous bernés » est aussi une métaphore in abstentia, mais elle est ici absolue et fonctionne comme une preuve démonstrative dont le prédicat est « nous a tous bernés ».

Métaphore et autres figures de l'analogie
Hans Baldung, Les sept âges de la femme
Articles détaillés : personnification et allégorie.

La polysémie de la métaphore en fait une figure générale, qui fonde d'autres procédés analogiques comme l'allégorie, qui rend concrète une idée abstraite, et la personnification, qui présente tout objet sous forme humaine. Les rapports entre ces figures sont très étroits33, bien que la métaphore n'implique que quelques mots, alors que personnification et allégorie impliquent des textes entiers. Une allégorie est souvent une métaphore poursuivie dans la longueur d'un texte.
La Faucheuse :

L'allégorie célèbre de la Mort comme faucheuse, et concrétisée sous les traits d'un squelette, est par exemple une somme de métaphores : le squelette pour la décomposition, la chute des épis pour la chute des corps humains et la chute pour la mort, le noir du costume au deuil, etc.

Il en est de même pour la personnification, mais avec moins d'emphase ou d'hyperbole : les entités non humaines sont ainsi représentées sous une forme humaine.
Usages

La métaphore est un recours fréquent dans tous les types de discours pour éviter la répétition d'un terme ou d'un nom, tout en insistant sur un aspect de la caractérisation. Un journaliste peut ainsi d'abord présenter une personne, puis la mentionner par des périphrases qui sont souvent autant de métaphores : « le témoin », « l'infirmière », « l'automobiliste », selon la circonstance.

La métaphore produit d'innombrables rapprochements entre les choses qu'évoquent deux termes, ainsi que le note le poète français Pierre Reverdy dans Le Gant de crin : « L'image est une création pure de l'esprit (…). Plus les rapports des deux réalités rapprochées sont lointains et justes, plus l'image sera forte, plus elle aura de puissance émotive et de réalité poétique ».

Paul Ricœur considère la métaphore comme le produit d’une libre invention du langage. Les herméneutes la définissent comme le remplacement d'un lexèmeh par un second, présentant avec le premier un ou plusieurs sèmes communs. Ainsi le travail métaphorique repose sur la tension entre ces sèmes communs ou opposés que le locuteur veut pourtant, par la figure, faire se ressembleri. Le décalage crée donc l'intérêt de l'image34.
Cliché, lieu commun, métaphore morte, catachrèse
Articles détaillés : Topos (littérature), Cliché, Lieu commun, Stéréotype et Catachrèse.

Certains professionnels du langage peuvent chercher à se distinguer en trouvant de nouvelles métaphores ; quand une plaît, elle « court le monde », on l'entend partout. D'autres personnes s'identifient à leurs milieux (d'autant plus qu'ils n'en font pas partie par certains aspects) en n'utilisant que les métaphores reçues, clichés et lieux communs.
Illustration au pied de la lettre du cliché anglais « It's raining cats and dogs »

Les métaphores passées dans le langage courant et devenues une tournure figée sont des clichés ; il s'agit souvent de métaphores annoncées comme dans « Le temps c'est de l'argent » ou dans « Bruges, la Venise du Nord ». Elles peuvent passer d'un langage à l'autre : l'anglais « life is a journey » se retrouve en français « la vie est un voyage ». Dans beaucoup d'autres occasions, la traduction littérale échoue : l'anglais dit « It's raining cats and dogs » (littéralement : il pleut des chats et des chiens.), mais il faut traduire en français « Il pleut des cordes » ou « Il pleut des hallebardes ». Il arrive même que la traduction littérale d'un cliché donne une métaphore efficace, mais qui amène un sens équivoque ou différent de celle de la langue d'origine.

Ces métaphores sont souvent issues des milieux artistiques et intégrées à la langue et au parler populaire. La métaphore « un beau ténébreux » pour désigner un homme aux cheveux et yeux noirs, ou bien mélancolique et rebelle, est déjà attestée dans le roman de chevalerie Amadis de Gaule (XVIe siècle).
Métaphores mortes :

L'expression « courir un danger » est une métaphore morte.

L'expression « courir un danger » est à l'origine une métaphore, dont l'origine est perdue. Peut-être vient-elle de la chasse à courre, où le chasseur peut souffrir de l'animal qu'il pourchasse ; peut-être de la navigation maritime où « courir une route » est une métaphore « courante » pour « naviguer dans une direction » qui peut être celle d'un obstacle dangereux. Ces origines supposées n'ont pas d'influence sur l'usage général de cette expression. L'emploi de « courir » est une catachrèsej.

L'expression « métaphore morte » est une métaphore dont l'étude révèle un jugement de valeur. Une métaphore morte se définit comme une « métaphore lexicalisée, dont la qualité figurative et poétique n'est plus ressentie36 ». Quand une métaphore passe dans le langage « courant », qu'elle « court » partout, qu'elle « a cours » dans tous les milieux, elle est lexicalisée. Paradoxalement, plus elle court, plus elle est morte. Le choix d'une métaphore pour décrire cette situation alors qu'il existe des qualificatifs propres (banale, vulgaire, vernaculaire), et la sélection de la référence peuvent surprendre. « Métaphore domestiquée » ou « neutralisée » auraient indiqué, avec moins d'emphase, la diffusion et l'absence de surprise d'une telle métaphore. Il faut en conclure que pour ses premiers auteurs, seule la littérature est vivante, et que, non moins paradoxalement, la langue vernaculaire est une langue morte.

Quand une métaphore passe dans le langage courant, et qu'on perd de vue le sens premier du mot, on parle de métaphore morte et parfois de catachrèse. Le mot ou l'expression prend alors un sens nouveau, la métaphore est lexicalisée37. Ainsi trouvera-t-on dans le dictionnaire français la définition du « pied » d'un meuble ou de l'« aile » d'un avion ; d'autres langues témoignent de ce que ce rapprochement n'est pas le seul possible. Le pied d'un meuble est une jambe en anglais (« a table's leg »).
Littérature

La métaphore est une figure majeure en littérature, comme l'exprime Denis de Rougemont dans L' Amour et l'Occident : « Dès l'Antiquité, les poètes ont usé de métaphores guerrières pour décrire les effets de l'amour naturel. Le dieu d'amour est un « archer » qui décoche ses « flèches mortelles ». La femme « se rend » à l'homme qui la « conquiert » (...) ». Elle fait intervenir d'autres concepts linguistiques, comme les champs sémantiques, l'isotopie ou l'analogie et la connotation, en rendant même parfois très complexe le décodage (on parle alors de poésie — ou de style, pour la prose — « hermétique ») comme dans :

« Soir de Paris ivre du gin
Flambant de l'électricité. »

— Guillaume Apollinaire, La Chanson du mal-aimé

Cette métaphore fait référence ainsi au monde moderne du Paris électrique, mais ses associations sont aujourd'hui difficiles à saisir, en raison du renvoi au vers suivant de l'adjectif qualifiant le gin, et de la présence de deux éléments caducs, le gin flambé, qu'il était à la mode de servir dans les cafés, et la nouveauté de l'électricité. Le poète établit un double parallélisme, entre la flamme bleue de l'alcool flambant, et la lumière électrique, bleue en comparaison de celle du gaz ou plus encore de la bougie ; et entre l'agitation urbaine désordonnée du soir, l'ivresse et la rapidité de l'électricité.

Les métaphores sont des audaces de rapprochement de termes qui dérangent les habitudes de langage du lecteur. La littérature a ainsi apporté à la culture et à la conscience linguistique populaires des métaphores célèbres, devenues à terme clichés : « Le lac, divin miroir. » (Alfred de Vigny), « Tu fais des bulles de silence dans le désert des bruits » (Paul Éluard), « Tu es la terre qui prend racine » (Paul Éluard) ou « le chant grave de la forêt ondulait lentement » (Jean Giono).

La métaphore permet souvent de dépasser l'analogie pour réaliser une identification, créant une autre réalité. Selon le philosophe Michel Meyer, elle « est la substitution identitaire par excellence, puisqu'elle affirme que A est B38. ». Elle permet de lier l'âme du poète au monde dans le Romantisme ou dans le Symbolisme. Ainsi, Charles Baudelaire use de la métaphore comme du seul instrument permettant de décrire le fond humain. Le poète tente par la métaphore de transcrire un sentiment unique, et, hormis les clichés, chaque figure est propre à la subjectivité de l'auteur. Lorsque ces figures se lient à d'autres, comme l'oxymore ou l'hyperbole, elles établissent un vaste réseau de significations, mi-symbolique, mi-affectif, qui prend le nom d'isotopie littéraire. D'autres figures peuvent être apparentées à des métaphores : l'harmonie imitative ou la synesthésie littéraire, par exemple. Victor Hugo est de ceux qui font un usage immodéré, mais toujours créateur de sens et d'images, de la métaphore. Associée avec l'oxymore, elle lui permet de mettre en lumière des réalités que des mots seuls ne peuvent traduire : « Les cœurs sont le miroir obscur des firmaments. »39.

Par la métaphore donc le poète permet l'existence d'un sens nouveau, même en apparence absurde comme dans la métaphore surréaliste qui rapproche deux réalités qui ne possèdent aucun point commun et qui est, selon le mot de Lautréamont, « la rencontre sur une table de dissection d'un parapluie et d'une machine à coudre », réalité que peu de figures peuvent exprimer. Gaston Bachelard dit ainsi qu'elle permet de rechercher « un avenir du langage »40. Cette fonction de la métaphore se retrouve dans d'autres disciplines comme les sciences ou la politique.

yanis la chouette

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Re: LE TERME, L'ACIER, L’ATMOSPHÈRE, L'UNIVERS, L'INFINI ET EAU

Message par yanis la chouette le Ven 18 Aoû - 16:15

Dans la mythologie grecque, Écho (en grec ancien Ἠχώ / Êkhố) est une oréade, nymphe des sources et des forêts du mont Hélicon, et la personnification de l'écho acoustique.

Elle fut élevée par les nymphes. Elle était très prolixe et inventait de nombreuses histoires : c'est ainsi qu'elle distrayait Héra pour favoriser les amours de Zeus.

On rencontre Écho avec Narcisse dans le théâtre du Siècle d'or espagnol (Calderón, Eco y Narciso ; Sor Juana Ines de la Cruz, El Divino Narciso). Le dialogue avec l'écho devient à la Renaissance un véritable genre poétique, illustré dans les pastorales dramatiques, dans la poésie lyrique, dans l'opéra. Les poètes (Pétrarque, Villon (La ballade des dames du temps jadis, v. 5-7), Ronsard, Du Bellay, Hugo, Pouchkine…) utilisent volontiers la figure de la nymphe Écho ou le phénomène de l'écho pour désigner la voix et l'activité poétiques.
Sources

Longus, Daphnis et Chloé (III, 21-23).
Nonnos de Panopolis, Dionysiaques [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (IV, 327).
Ovide, Métamorphoses [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (III, 356 et suiv.).
Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne [archive]] (IX, 31).

Bibliographie

(en) Elbridge Colby, The Echo-Device in the Literature, New York Public Library, 1920.
(en) John Hollander, The Figure of Echo. A Mode of allusion in Milton and after, University of Columbia Press, 1981.
(en) Joseph Lœwenstein, Responsive readings: versions of Echo in pastoral, epic, and the Jonsonian masque, Yale University Press, 1984.
Véronique Gély-Ghedira, La Nostalgie du moi : Écho dans la littérature européenne, Presses Universitaires de France, 2000.

Articles connexes

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Le sinthome et la singularité du sujet

Alexandre Sergueïevitch Pouchkine (en russe : Александр Сергеевич Пушкин, [ɐlʲɪˈksandr sʲɪˈrɡʲejɪvʲɪtɕ ˈpuʂkʲɪn] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est un poète, dramaturge et romancier russe né à Moscou le 6 juin (26 mai) 1799 et mort à Saint-Pétersbourg le 10 février (29 janvier) 1837.

Origines familiales

Alexandre Pouchkine est né à Moscou dans une famille de la noblesse russe, relativement aisée, férue d'art et de littérature1.

Par sa mère, Nadejda Ossipovna Pouchkina (1775—1836), une des beautés2 de Saint-Pétersbourg, il descendait d'une des plus brillantes familles de la noblesse de service instituée par l'empereur Pierre Ier, remontant à Abraham Pétrovitch Hanibal (son arrière grand-père), esclave africain3 affranchi et anobli par Pierre le Grand, dont il fut le filleul4 et l'ami fidèle ; Abraham Pétrovitch mena une remarquable carrière d'ingénieur militaire qu'il termina comme général.

Passionné d'histoire et de généalogie, Pouchkine était particulièrement fier de ce glorieux et célèbre aïeul, dont il avait hérité certains traits qui le distinguaient fortement de ses concitoyens : teint olivâtre, lèvres épaisses, cheveux crépus, ce qui lui vaut d'être surnommé « le singe » par ses camarades de lycée5. Si lui-même se considérait comme laid6, ses contemporains soulignaient que la vivacité et l'éclat de ses yeux bleu acier illuminaient sa peau mate, lui donnaient la fascinante séduction et le charme d'un prince oriental ; il collectionna ainsi les succès féminins, malgré une faible attirance pour les mondanités.

Par son père, Sergueï Lvovitch Pouchkine (1770-1848), major puis conseiller militaire, esprit libre7 et francophile8, il était issu d'une des plus illustres familles (ru) de la noblesse russe, remontant à un gentilhomme allemand venu en Russie au XIIIe siècle. Son épouse Nadiejda Ossipovna était d'ailleurs une de ses petites cousines par les Pouchkine9.

Pouchkine se réfugia dans la lecture. Lecteur passionné et insatiable, il pilla la bibliothèque familiale, s'attaquant particulièrement aux classiques anglais (Byron, William Shakespeare, Laurence Sterne) et français (Molière, Voltaire, Évariste Parny). Sa profonde connaissance de la culture française et son parfait bilinguisme (qu'il cultiva toute sa vie) lui valurent d'ailleurs le surnom12 de Frantsouz (Француз, « Le Français ») parmi ses camarades du lycée de Tsarskoïe Selo13. Alexandre Pouchkine étonnait aussi son entourage par son aisance à improviser, comme à réciter par cœur des vers innombrables ; sa mémoire était infaillible, sa vivacité d'esprit remarquable.
Pouchkine récitant À un ami poète devant Derjavine, peinture d'Ilia Répine, 1911.

De 1811 à 1817, il fait ses études14 au lycée impérial de Tsarskoïe Selo (ville rebaptisée Pouchkine en son honneur, en 1937), près de Saint-Pétersbourg. S'ouvre une des plus heureuses périodes de sa vie : c'est dans cet internat qu'il noue de fidèles amitiés (Delvig, Poushine, Wilhelm Küchelbecker) ; c'est aussi là, dans le parc du palais impérial, qu'il dit avoir connu sa première inspiration poétique. Dès 1814 son poème À un ami poète est publié dans la revue Le Messager de l'Europe. Ces vers, déclamés lors d'un examen de passage, lui valent l'admiration du poète Gavrila Derjavine.

En 1817, il intègre le ministère des Affaires étrangères ; une sinécure. Suivent trois années de vie dissipée à Saint-Pétersbourg. Durant ce temps, il rédige des poèmes romantiques inspirés par les littératures étrangères et russes. Il rencontre aussi les grands noms des lettres russes contemporaines, comme Karamzine ou Vassili Joukovski. Ses poèmes sont parfois gais et enjoués, comme Rouslan et Ludmila. Ils peuvent aussi être graves, notamment lorsqu'ils critiquent l'autocratie, le servage et la cruauté des propriétaires fonciers. À cette classe appartiennent Ode à la Liberté, Hourrah ! Il revient en Russie, et Le Village.

Bien qu'incontestablement libéral, Pouchkine n'est pas révolutionnaire, ni même véritablement engagé politiquement, contrairement à nombre de ses amis qui participent aux mouvements réformateurs qui culminent avec la révolte décabriste15.
Exil et premières grandes œuvres
C’est dans cette petite maison du village de Mikhaïlovskoïe, que Pouchkine vécut son exil de 1824 à 1825 (cl. Ria Novosti).

En 1820, ses poèmes étant jugés séditieux, Pouchkine est condamné à l'exil par l'empereur Alexandre Ier. Échappant de peu à la Sibérie, il est d'abord envoyé à Iekaterinoslav (l'actuelle Dnipropetrovsk, en Ukraine), où il contracte une fièvre violente. Affaibli, il obtient la permission de voyager dans le Caucase et en Crimée, en compagnie de la famille Raïevski ; un séjour qui le marque profondément. Pouchkine est ensuite expédié à Kichinev en Bessarabie (actuelle Moldavie), avant de partir pour Odessa. Pendant cette première partie de son exil, passée dans le sud de l'empire, Pouchkine continue à mener une vie très déréglée, toute consacrée à l'amusement : conquêtes amoureuses, fêtes et jeu. Celle-ci, ainsi que son caractère enthousiaste, colérique et moqueur, le pousse à plusieurs reprises à des duels, dont il sort indemne.

À Odessa, Pouchkine est initié en franc-maçonnerie dans la Loge Ovide16 et il s'attire l'inimitié du gouverneur de la ville, Vorontsov (sans doute en raison de son penchant pour l'épouse de ce dignitaire), et est exilé dans la propriété familiale de Mikhaïlovskoïe dans le gouvernement de Pskov. Condamné à l'isolement presque total, il s'y s'ennuie mortellement. Quand il n'écrit ou ne lit pas, les seules distractions qui lui sont permises sont des promenades et courses à cheval, les visites qu'il rend à ses voisines, Praskovia Ossipova et ses filles et nièces, dans leur propriété de Trigorskoïe. Mais aussi histoires que lui raconte sa nourrice Arina Rodionovna, à laquelle il vouera une reconnaissance toute sa vie, lui consacrant même des vers. À la mort d'Alexandre Ier, en décembre 1825, Pouchkine décide d'aller plaider sa cause à Pétersbourg, mais un pressentiment le fait revenir sur ses pas. C'est ainsi qu'il évite, à la demande de ses amis voulant le protéger, de se trouver mêlé à la révolte avortée des décembristes, à laquelle participent nombre de ses amis, même s'il se sent proche des idées révolutionnaires du cercle des décembristes (il adhère en 1819 à la société littéraire « La lampe verte » à l'origine de ce cercle)5.

Ces six années d'exil sont essentielles pour l'inspiration de Pouchkine : voyage dans le Caucase et en Crimée, découverte de la campagne russe profonde, discussions avec divers aventuriers, contes de sa nourrice. Ce sont aussi celles des premières grandes œuvres, encore fortement marquées par l’influence romantique de Byron : Le Prisonnier du Caucase (1821) décrit les coutumes guerrières des Circassiens ; La Fontaine de Bakhtchisaraï (1822) évoque l’atmosphère d'un harem en Crimée ; Les Tziganes (1824) est le drame d'un Russe qui tombe amoureux d'une Tsigane ; la Gabrieliade (Gavriliada, 1821), dont il devra plus tard se défendre avec acharnement d'être l'auteur-pour échapper à la Sibérie, est un poème blasphématoire qui révèle l’influence de Voltaire. Surtout, Pouchkine entame son chef-d'œuvre, Eugène Onéguine17 (1823-1830), écrit sa grande tragédie Boris Godounov (1824-1825), et compose les « contes en vers » ironiques et réalistes.
Le retour en grâce et la maturité
Portrait de Pouchkine par Oreste Kiprensky (1827, galerie Tretiakov)

En 1826, une fois matée l'insurrection décabriste, Nicolas Ier, nouvel empereur de Russie, fait revenir le poète à Moscou. En audience privée, il lui offre le pardon, à condition qu'il renonce aux débordements de sa jeunesse. Et, puisque le poète se plaint de la censure, l'empereur, posant au protecteur des arts, lui propose d’être son censeur personnel. Pouchkine n’a pas le choix : c’est ça ou le retour en exil. Il accepte.

Ainsi débute pour le poète une nouvelle phase de persécution politique. Pouchkine doit rendre compte de ses moindres déplacements aux autorités. Son activité littéraire est étroitement contrôlée. L'empereur va jusqu’à donner des conseils artistiques à son protégé : ainsi, à propos de Boris Godounov, « Faites-en un roman à la Walter Scott ! » Et le comble est que, simultanément, il passe pour un odieux collaborateur du despotisme aux yeux des libéraux, qui le considéraient comme l'un des leurs.

Pouchkine reprend sa vie oisive et dissolue. Il accompagne aussi l'armée russe de Ivan Paskevitch dans sa campagne militaire de 1828-1829 contre l'Empire ottoman. Cette aventure lui inspire un récit, Voyage à Erzurum, mais lui vaut aussi de nombreux démêlés avec les autorités, qu'il n'avait pas jugé bon d'informer de ses déplacements. Sur le plan littéraire, il achève Poltava (1828), poème à la gloire de Pierre le Grand.

Cependant, l'idée de se marier commence à obséder Pouchkine, persuadé que ce serait pour lui la voie du bonheur. Il jette son dévolu sur une jeune beauté moscovite, Natalia Nikolaïevna Gontcharova.
L'épouse de Pouchkine, Nathalie Gontcharova.

Après de nombreuses difficultés, principalement dues à la mère de la jeune fille, qui lui reproche son passé de débauché et de proscrit, Pouchkine finit par l'épouser à Moscou le 18 février 1831. D'abord installé à Moscou sur la rue Arbat, le couple déménage rapidement à Saint-Pétersbourg.

Pendant cette période de sa vie, Pouchkine, en pleine maturité littéraire, entame son œuvre en prose. Les Récits de feu Ivan Pétrovitch Belkine (regroupant Le coup de pistolet, La Tempête de neige, Le Maître de poste et La Demoiselle-paysanne sont composés à l'automne 1830, tandis qu'une épidémie de choléra bloque l'écrivain dans sa propriété familiale lors de L'Automne de Boldino. La Dame de pique (1833) est une longue nouvelle d'inspiration fantastique. La Fille du capitaine (1836), quant à elle, est une histoire d'amour qui se déroule pendant la révolte de Pougatchev. De cette période datent encore les « petites tragédies » : Le Chevalier avare (1836) d'influence shakespearienne, L'Invité de pierre (1836), qui reprend le thème de Don Juan, Mozart et Salieri et celui du Festin en temps de peste. Il compose aussi le célèbre poème du Cavalier de bronze (1833).

Pouchkine déploie également une intense activité de journaliste, notamment dans le cadre de la revue littéraire Le Contemporain. Celle-ci lui permet de révéler de nouveaux auteurs, comme Nicolas Gogol, dont il publie Le Nez, et à qui il fournit le sujet du Revizor et des Âmes mortes. Son prestige est énorme. Cependant, une partie du public, regrettant le ton exalté de ses premières œuvres, n'apprécie pas le style dépouillé des dernières. Politiquement, les réformateurs reprochent aussi à celui qu'ils voient comme un symbole de la cause libérale d'adopter une attitude trop servile à l'égard du pouvoir tsariste.
Une disparition dramatique

Cependant, si les dernières années de la vie de Pouchkine ne sont pas heureuses, c'est avant tout pour des raisons familiales. Sa famille et celle de son épouse sont une source constante de problèmes pratiques, principalement financiers, qui le détournent de l'écriture. Son épouse Natalia, qui lui a donné quatre enfants18, se révèle aussi particulièrement dispendieuse. Comme les activités de Pouchkine sont constamment contrôlées et interdites par les autorités, il n'a d'autre ressource que de mendier l'assistance financière de l'empereur, assortie de nouvelles contraintes et vexations.
Le dernier tir de Pouchkine, par A. Volkoff.

Natalia est également très coquette. Traînant son époux à toutes les fêtes, elle y tombe sous le charme d'un officier alsacien, le baron Georges-Charles de Heeckeren d'Anthès19. Ce dernier se faisant de plus en plus pressant, les rumeurs de plus en plus venimeuses, Pouchkine tente une première fois de provoquer un duel. L'affrontement est évité de justesse, d'Anthès se prétendant amoureux de la sœur de Natalia et l'épousant sur-le-champ. Mais le Français, devenu entretemps le propre beau-frère de Pouchkine, reprend bientôt ses manœuvres de séduction. Des lettres anonymes proclamant Pouchkine « coadjuteur du grand maître de l'Ordre des cocus et historiographe de l'Ordre20 », commencent aussi à circuler. Exaspéré, le poète envoie une lettre d'insultes au père adoptif de d'Anthès, qu'il soupçonne d'encourager les entreprises malhonnêtes de son fils. Le 6 février (25 janvier) 1837, une nouvelle lettre anonyme apprend à Pouchkine que Natalia a eu un entretien avec d'Anthès. Le duel entre les deux hommes est inévitable21. Il a lieu le 27 janvier, dans les faubourgs de Saint-Pétersbourg, près de la rivière Tchernaïa (« Noire »). Le poète reçoit une balle de pistolet dans le ventre et meurt chez lui deux jours plus tard, dans d'atroces souffrances des suites de cette blessure22.

Sa femme le fait mettre dans un cercueil habillé en costume à la place de son habit militaire23. Une foule immense24 vient rendre hommage à l'écrivain dans sa chambre. Les autorités prennent des mesures pour limiter le plus possible les manifestations publiques25. Le service funéraire change de lieu au dernier moment. Il devait avoir lieu dans la cathédrale Saint-Isaac, mais finalement il n'est autorisé que dans le Храм Спаса Нерукотворного Образа (temple du Sauveur de l'image miraculeuse)26 à Saint-Pétersbourg. Son cercueil est ensuite transporté près de sa propriété familiale pour être enterré au monastère Sviatogorski dans le gouvernement de Pskov.
Statue de Pouchkine à Moscou, œuvre d'Alexandre Opékouchine, inaugurée par Dostoïevski et Tourgueniev en 1880.

Pouchkine était déjà considéré au moment de sa mort comme le plus grand écrivain russe. Les circonstances dramatiques de sa disparition l'ont transformé en véritable légende. Il bénéficie toujours d'une énorme popularité en Russie27.
Critique

S'il n'invente pas la langue russe moderne, comme on le prétend parfois28, c'est lui qui parachève l'action de ceux qui luttaient depuis des décennies pour imposer le russe tel qu'il était parlé, et non celui, figé, des textes administratifs (oukazes) et religieux. Le deuxième mérite de Pouchkine est d'avoir libéré la littérature russe de l'influence étrangère. Il s'inspire des grands maîtres européens mais sans se faire l’imitateur d’aucun (si ce n'est dans quelques écrits de jeunesse), contrairement à ceux qui l’avaient précédé.

Sur son style, tous s’accordent à lui reconnaître une simplicité, une précision et une élégance extrêmes. Son écriture est celle d'un écrivain classique, héritier du siècle des Lumières, bien que vivant au cœur de l'ère romantique (l'influence de celle-ci ne se fait sentir que dans ses premiers poèmes).

La contradiction entre la vie mouvementée et l'œuvre harmonieuse du poète a inspiré cette considération à Henri Troyat « S'il avait écrit comme il vivait, Pouchkine eût été un poète romantique, inégal dans son inspiration. S'il avait vécu comme il écrivait, il eût été un homme pondéré, sensible et heureux. Il n'a été ni l'un ni l'autre. Il a été Pouchkine29 ».

Mikhaïl Lermontov, Nicolas Gogol, Léon Tolstoï, Fiodor Dostoïevski ou Ivan Tourgueniev se sont tous inspirés de son œuvre. Son influence s'est poursuivie, le siècle suivant, dans l'œuvre de Alexandre Blok, Mikhaïl Boulgakov, Marina Tsvetaïeva (qui explique dans Mon Pouchkine ce que son inspiration poétique lui doit) ou Vladimir Nabokov. Pouchkine a également inspiré de nombreux compositeurs russes, comme Piotr Ilitch Tchaïkovski (Eugène Onéguine et La Dame de pique), Nikolaï Rimski-Korsakov (Le Conte du tsar Saltan) et Modeste Moussorgski (Boris Godounov).

L'œuvre de Pouchkine est moins connue à l'étranger que celle d'autres écrivains russes, comme Léon Tolstoï ou Fiodor Dostoïevski. Ceci est dû au fait qu'elle est surtout poétique. Or la poésie est difficilement traduisible, en général. Les traductions du XIXe siècle, en particulier, donnent une image particulièrement faussée de la poésie de Pouchkine. Quant à son œuvre en prose, elle est d'ampleur limitée. Par ailleurs, son style, classique, peut paraître sec ; on l'a comparé à celui de Prosper Mérimée (l'un des auteurs qui a contribué à faire connaître son œuvre en France). Une autre explication, fréquemment donnée par ses biographes30, est que Pouchkine, solaire, joueur, léger, ne correspond pas à l’image typique de l’écrivain russe maudit.
Citations
Les Adieux de Pouchkine à la mer, tableau d'Ilia Répine et de Ivan Aïvazovski (1877).

Nicolas Ier : « Ici tout est calme et seule la mort de Pouchkine intéresse le public et sert de prétexte aux plus sots commérages… Dieu soit loué, il est mort en chrétien. »
Vassili Joukovski : « Notre jeune et prodigieux Pouchkine est l’espoir de notre littérature. »
Nicolas Gogol : « Avec lui, c'est la joie suprême de ma vie qui a disparu. »
Nicolas Gogol : « Je n'entreprenais rien sans son conseil… Je n'ai pas écrit une ligne sans qu'il ne fût devant mes yeux… J'ai le devoir de mener à bien le grand ouvrage qu'il m'a fait jurer d'écrire, dont la pensée est son œuvre. » (Gogol se réfère à son roman inachevé, Les Âmes mortes).
Nicolas Gogol : « La Russie sans Pouchkine — comme c'est étrange. »
Vissarion Belinski : « Ses vers étaient profondément différents quant au fond et quant à la forme d’une année sur l’autre. »
Alexandre Blok « Notre mémoire conserve depuis l'enfance un nom joyeux : Pouchkine. Ce nom, ce son, emplit de soi de nombreux jours de notre vie. Les noms lugubres des empereurs, des chefs de guerre, — les inventeurs d'armes de morts, les bourreaux et les martyrs de la vie. Et puis, à côté d'eux, ce nom léger : Pouchkine. »
Marina Tsvetaïeva : « Pouchkine m'a inoculé l'amour. Le mot amour. »
Wladimir Weidlé : « Un poème de Pouchkine, traduit honnêtement mais sans miracle, produit l’impression la plus fâcheuse, celle du lieu commun. »

Liste des œuvres
La statue de Pouchkine, place Pouchkine à Moscou.
Ouverture du festival de poésie Pouchkine, le 6 juin 1983, à Mikhaïlovskoïe.
Poèmes

Poésies, recueil de poèmes
Souvenirs à Tsarskoïe Selo (1814)
Ode à la liberté (1817)
Rouslan et Ludmila, Poème épique (1817-1820), mis en opéra par Glinka
Le Prisonnier du Caucase (1821)
La Gabrieliade (Gavriliada, 1821)
La Fontaine de Bakhtchisaraï (1824), mis en ballet par Assafiev
Les Tsiganes (1824), mis en opéra par Rachmaninov («Aleko»)
Le Comte Nouline (1825)
Le Fiancé (1825)
La Tempête (1827)
Au fond des mines sibériennes (1827)
Le Noyé (1828)
Le Matin d'hiver (1829)
L'Avalanche (1829)
Poltava, poème (1828), mis en opéra par Tchaïkovski («Mazeppa»)
La Petite Maison de Kolomna (1830), mis en opéra par Igor Stravinsky («Mavra»)
Le Cavalier de bronze, nouvelle en vers (1833)

Contes (en vers)

Du Tsar Saltan, de son fils Gvidon le preux et puissant chevalier et de la belle princesse cygne, mis en opéra par Rimski-Korsakov
Du pêcheur et du petit poisson
Du Pope et de son valet Balda
De la princesse morte et des sept preux chevaliers
Le coq d'or (1834), mis en opéra par Rimski-Korsakov

Drames
Alexandre Pouchkine, monument à Québec
Portrait de Pouchkine (aquarelle de Piotr Sokolov) (1836).

Boris Godounov, tragédie historique (1825), mis en opéra par Modeste Moussorgski.
L'Invité de pierre (1830), sur le thème de Dom Juan, mis en opéra par Alexandre Dargomyjski.
Mozart et Salieri (1830), mis en musique par Rimski-Korsakov en 1897
Le Festin en temps de peste (1830), mis en musique par César Cui
La Roussalka (1832), mis en opéra par Alexandre Dargomyjski (1856).
Le Chevalier avare (1836), mis en musique par Sergueï Rachmaninov.

Nouvelles

Le Nègre de Pierre le Grand (1827), roman inachevé, relatif à son ancêtre Abraham Hanibal : premier roman historique russe5)
Récits de feu Ivan Pétrovitch Bielkine
Le Coup de pistolet
La Tempête de neige
Le Marchand de cercueils
Le Maître de poste
La Demoiselle paysanne (1831)
Histoire du bourg de Gorioukhino (1830), écrite en 1830, publiée en 1837
Roslavlev (1831), écrite en 1831, publiée en 1836
La Dame de pique, nouvelle (écrite en 1833, publiée en 1834), dont Tchaikovski tire un opéra
Kirdjali (1834)
Nuits égyptiennes (1835), inachevée
Un Pelham russe (1835), inachevée
Voyage à Arzroum, autre traduction Voyage à Erzeroum, récit (1836)
Alexandre Radichtchev (1836)

Romans et prose

Eugène Onéguine (1823-1831), roman en vers, duquel Tchaïkovski tire un opéra.
Un Roman par lettres (1829), roman commencé en 1829 et resté inachevé, publié en 185731
Doubrovsky (1832-1833), roman publié en 1841
Histoire de la révolte de Pougatchev (1834)
La Fille du capitaine, roman (1836)
Itinéraire de Moscou à Pétersbourg

Journal

Journal secret (1836-1837), publié par Belfond en 2011, probable canular32 (ISBN 978-2-7144-4858-3)

Postérité
Sur Pouchkine

Collectif, avec les collaborations d'Olga Medvedkova, Georges Nivat, Sergueï Fomitchev, Pascale Melani, Valérie Pozner et André Markowicz, Pouchkine illustré, coéd. Somogy / Bibliothèque universitaire de Strasbourg, (ISBN 978-2-7572-0360-6), 2010
Vassili Joukovski, Les Derniers instants de Pouchkine récit, trad. Bernard Kreise, Bibliothèque Ombres (ISBN 2-84142-125-2), 2000
Iouri Tynianov, La Jeunesse de Pouchkine roman, trad. Lily Denis, Gallimard, coll. Du Monde entier, 1980
Abram Tertz, Promenades avec Pouchkine, trad. du russe Louis Martinez, Éd. du Seuil, ISBN 2-02-004429-3, 1976
Corinne Pouillot, Pouchkine , le génie de l'amour, Éd Belfond, ISBN 2-7144-4149-1, 2005
André Markowicz, Le soleil d’Alexandre, Le Cercle de Pouchkine (1802–1841), Anthologie poétique, (Actes sud) (ISBN 978-2-330-00023-3) qui remporte une Mention spéciale au Prix Russophonie 2012

Adaptations au cinéma et à la télévision

1972 : Pouchkine (d'après l'œuvre d'Henri Troyat), téléfilm de Jean-Paul Roux.
1984 : le film Amadeus de Miloš Forman s'inspire de Mozart et Salieri de Pouchkine dans la thématique de la prétendue rivalité finale entre Mozart et Salieri.

Notes et références

↑ Notice de Gustave Aucouturier in Griboïedov, Pouchkine, Lermontov, Œuvres, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1973, p. 1 183.
↑ Elle était connue comme « la belle créole » (Прекрасная креолка) à la Cour.
↑ Selon certaines sources, Abraham Hanibal serait un prince camerounais, longtemps passé pour éthiopien (hypothèse revendiquée par l'intéressé et sa descendance) (Dieudonné Gnammankou, Abraham Hanibal, l'aïeul noir de Pouchkine, Présence africaine, 1996), au destin étonnant, arrivé très jeune en Russie après avoir été capturé par des marchands d'esclaves au service des Ottomans.
↑ D'où Pétrovitch.
↑ a, b et c Corinne Pouillot, Pouchkine - Roman d’un séducteur, éd. du Rocher, 2011, 272 p.
↑ Extrait de A.S. Pouchkine, Correspondance (non traduit), Moscou, éditions Nauka, 1965, t. X, p. 49
↑ Initié en juillet 1814 dans la loge Bouclier du Nord (Северного Щита).
↑ Il reçut, selon son fils, une éducation française et laïque.
↑ Cf. l'arbre d'ascendance du poète (en russe): http://upload.wikimedia.org/wikipedia/ru/3/3f/Pushkin_rod.png
↑ Il trouve pourtant un grand réconfort auprès de sa grand-mère Hanibal, née Pouchkine (et lointaine cousine de son propre père), qui l'amena à s'accepter et sut lui faire aimer son arrière-grand-père Abraham Pétrovitch, ancêtre dont il tira toute sa vie durant une grande fierté.
↑ Le poète souffrira toujours de son apparence physique ; tout - fors son excellente origine, indiscutable - le différenciait de ses camarades et amis : brun, des cheveux crépus (comme sa mère), petit (1,66 m (5′ 5″) - il était plus petit que son épouse Nathalie Nikolaïevna, qui mesurait 1,73 m (5′ 8″)). L'une des raisons de son amitié indéfectible avec le poète Joukovsky, dont la calme carrière s'oppose en tous points à la vie aventureuse de Pouchkine, semble avoir été cette « camaraderie » dans la différence (Joukovsky était à demi-turc, né bâtard, etc.).
↑ Il était alors du meilleur ton dans l'aristocratie russe d'entretenir un tuteur français (voire suisse, comme David de Boudry et Frédéric-César de La Harpe, c'est-à-dire moins porté à promouvoir les idées de la Révolution française ou de Napoléon) pour l'éducation des enfants. Un gentilhomme russe parlait idéalement russe avec ses domestiques et ses paysans, français avec ses amis et sa famille et parfois allemand avec certains officiers. Le français en tant que langue européenne était appris par toute l'aristocratie européenne. Le français et l'allemand étaient les deux langues étrangères obligatoires dans l'enseignement secondaire jusqu'en 1917.
↑ Henri Troyat, Pouchkine, Perrin, 1999, p. 68.
↑ Il a notamment pour professeur de français David de Boudry, frère du conventionnel Jean-Paul Marat, homme de grande culture classique et ancien tuteur du père de sa future épouse.
↑ Henri Troyat, Pouchkine, Perrin, 1999, p. 169.
↑ Notice de la loge maçonnique Alpina [archive].
↑ Dans Eugène Onéguine, Pouchkine décrit un duel qui ressemble étrangement au combat singulier qui lui a coûté la vie : le paysage est hivernal, les adversaires sont un dandy et un poète jaloux…
↑ Une des filles de Pouchkine a inspiré Léon Tolstoï pour le personnage d'Anna Karénine.
↑ Natalia Smirnova, Saint-Pétersbourg ou L'enlèvement d'Europe, Olizane, 1999, p. 77 à 79
↑ Préface de Louis Martinez au volume I des Œuvres complètes de Pouchkine à l'Âge d'Homme, p. 22
↑ Selon Henri Gourdin, le duel est probablement un assassinat commandité par le tsar. La thèse est analysée par Henri Gourdin dans l’édition 2010 de sa biographie.
↑ Saint-René Taillandier, Allemagne et Russie, Michel Lévy Frères, 1856, p. 269 et suivantes
↑ Последний год жизни Пушкина, Составление, вступительные очерки и примечания В. В. Кунина, Москва, Правда, 1988, page 595. (La dernière année de sa vie de Pouchkine, Compilation, essais introductifs et notes de V.Kunin, Moscou, Ed. Pravda, 1988)
↑ estimée à 50 000 personnes, selon August von Liebermann, ambassadeur de Prusse
↑ Elles s'appuient toutefois sur la législation en cours depuis Pierre Ier : interdiction de tout duel, sous peine de mort du ou des participant(s) survivant(s).
↑ Последний год жизни Пушкина, Составление, вступительные очерки и примечания В. В. Кунина, Москва, Правда, 1988, page 585.
↑ Lors du concours Name of Russia, visant à désigner le Russe le plus populaire, il termina en quatrième place, avec plus de 516 000 voix, juste derrière Alexandre Nevski, Stolypine et Staline, mais loin devant Lénine et Pierre le Grand : (ru) (www.nameofrussia.ru [archive])
↑ Hélène Carrère d'Encausse, Russie : 1837-1937, Paris, Maisonneuve & Larose, 1997, 437 p., p. 80.
↑ Henri Troyat, Pouchkine, Paris, Perrin, 1999.
↑ Henri Troyat, op. cit., p. 791 à 796.
↑ Griboïedov, Pouchkine, Lermontov, Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1986, (ISBN 2-07-010774-4)
↑ Pouchkine, en chair et en faux [archive], Libération, 10 mars 2011

Bibliographie

Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d'autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Union List of Artist Names • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Service bibliothécaire national • Bibliothèque nationale de la Diète • Bibliothèque nationale d'Espagne • WorldCat
E. Piccard E, Alexandre Pouchkine, Paris, 1939.
Henri Troyat, Pouchkine, Paris, 1953.
A. S. Pouchkine, Œuvres complètes (3 vol.), Éditions L'Âge d'Homme, Lausanne, 1973.
Abram Testz, Promenades avec Pouchkine, Paris, 1976.
Alexandre Pouchkine Contes (126 pages), Éditions du Sorbier, Paris, 1985 - traduit du russe par Henri Abril et illustré par Stanislav Kovaliov.
Les Écrivains célèbres, tome III, Le XIXe et le XXe siècle, Éditions d’art Lucien Mazenod.
André Markowicz (trad. du russe par André Markowicz, anthologie poétique), Le Soleil d'Alexandre : Le cercle de Pouchkine 1802-1841, Arles, Actes Sud, septembre 2011, 570 p. (ISBN 978-2--330-00023-3)
Henri Gourdin : Alexandre Sergueïevitch Pouchkine (Biographie), Éditions de Paris - Max Chaleil, 2010.
Corinne Pouillot : Pouchkine, le génie de l'amour, Éditions Belfond, Paris, 2005.

Voir aussi
Articles connexes

Place Pouchkine, célèbre place de Moscou
Statue de Pouchkine à Rostov-sur-le-Don
Natalia Alexandrovna Pouchkina

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Fondation Internationale Pouchkine [archive] par Alexandre Pouchkine dernier du nom (1942 - ) et son épouse
Entre la Russie et l'Afrique : Pouchkine, symbole de l'âme russe [archive] par Dieudonné Gnammankou, historien de l'Afrique, de la diaspora africaine et de la Russie, in Diogène no 179, juillet-septembre 1997
Naissance et mort du classicisme russe. Pouchkine et le magistère de l'écrivain [archive] par Louis Martinez.
Natalia Smirnova, Saint-Pétersbourg ou L'enlèvement d'Europe, Olizane, 1999, p. 77 à 79, [lire en ligne [archive]] (mort de Pouchkine).
Saint-René Taillandier, Allemagne et Russie, Michel Lévy frères, 1856, p. 269 et suiv. [lire en ligne [archive]] (récit de la mort de Pouchkine).
Traductions en ligne sur la Bibliothèque russe et slave [archive] :
Boris Godounov, trad. Tourgueniev-Viardot, 1862 [archive]
Eugène Onéguine, trad. Tourgueniev-Viardot, 1863 [archive]
La Dame de pique, trad. Julvécourt, 1843 [archive]
4 poèmes traduits par Tourgueniev et Flaubert [archive]
Jean-Marie Thiébaud & Patrick Bailleau, La Descendance de Pouchkine, dans L'Intermédiaire des chercheurs et curieux (Icc), juillet-août 2014, p. 567

yanis la chouette

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