Kâla, l'éclipse, l'art khmer et l'astronomie indienne

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Kâla, l'éclipse, l'art khmer et l'astronomie indienne

Message par yanis la chouette le Ven 25 Aoû - 16:27

Ainsi YAHVÉ se détermine dans la nature et le temps; il est l'essence des Dieux: Celui qui rends l'aspect et l'universel.

Le Kâla ou kirtimukha dans l'art khmer
Une tête de kâla
(temple de Banteay Srei, Cambodge)
Linteau khmer, Musée Guimet, Paris - Origine : Vat Kralanh, style du Baphuon, XIe siècle, grès. Au centre, surmontant la face monstrueuse du Kâla (ou kirtimukha) : Shiva et son épouse Pārvatī sur le taureau Nandi

C'est une créature que l'on peut voir traverser toute l'histoire de l'empire khmer. De nombreuses interprétations ont été données au visage du Kâla visible au registre inférieur de très nombreux linteaux et frontons khmers. On l'appelle également kirtimukha, qui vient de deux mots sanscrits, kirti qui signifie gloire, et mukha, qui veut dire visage, bouche ou entrée, ouverture2. On peut le voir protégeant les portes des temples en Inde, Thaïlande, Cambodge et Indonésie, où on le nomme parfois Panaspati. Dans tous les cas, ses caractéristiques sont : un visage rond, une mâchoire supérieure large, des dents proéminentes et des narines dilatées dans un museau ressemblant à celui d'un lion. La mâchoire inférieure est parfois présente, mais la plupart du temps seule la langue triangulaire est visible. Des guirlandes de feuillage s'échappent de la gueule du Kâla. Selon certaine légende indienne, le vorace Kâla demanda une victime à Shiva : le dieu fut très en colère de cette demande et exigea que la créature se dévore elle-même ; Kâla le glouton commença à s'exécuter, jusqu'à ce que seuls restent son visage et sa mâchoire supérieure. Shiva lui ordonna alors de jouer le rôle de gardien de temple et de rappeler aux visiteurs le pouvoir des dieux de protéger ou de détruire. Dans cette interprétation, le Kâla engage chacun à déterminer si ses propres actions sont dignes des dieux.
Détail d'un linteau khmer représentant les neuf Devas - Provenance exacte inconnue - Style des Khleang - Dernier quart du Xe siècle, début XIe siècle - Grès - Musée Guimet, Paris - Râhu (démon de l'éclipse) dans un tourbillon de nuages.

De nombreux Kâlas, comme par exemple ceux du Prasat Muang Tam, sont dotés de mains et de bras, parfois de bracelets qui maintiennent les guirlande de feuillage. Cette présence de bras et de mains est associée au démon Râhu. Si les origines du kirtimukha ou Kâla sont associées à Shiva, dieu de la création et de la destruction, la légende de Râhu évoque Vishnou, le protecteur. Râhu, dit-on, avait volé de l'amrita (l'élixir de longue vie) aux dieux. Il but quelques gorgées de ce liquide, mais le Soleil et la Lune l'aperçurent. Vishnou, très en colère, tua Râhu en lui tranchant la tête. Mais comme ses lèvres avaient déjà touché l'amrita, une partie de sa tête était devenue immortelle. Râhu, sans corps, devint ainsi une planète et depuis cette époque, veut se venger du Soleil et de la Lune en essayant de les engloutir. Il y arrive de temps en temps, mais comme il n'a pas de corps, la Lune et le Soleil réapparaissent, mettant fin à l'éclipse.

Donc reste la question : est-ce le visage du kirtimukha ou celui de Râhu qui protège les temples khmers ? Les historiens ne sont pas d'accord : certains l'appellent le kirtimukha ou la face de lion (simhamukha) avec des bras et des mains, les paumes levées et dirigées vers l'extérieur. Les yeux pourraient être des réminiscences des yakshas, esprits parfois bienveillants, parfois néfastes. D'autres l'associent à l'histoire de Râhu, bien que ni la Lune ni le Soleil ne soient représentés dans la gueule de la créature. Il se peut que ce soit un composite, résultat de différentes influences donnant le Kâla khmer, accueillant les pèlerins venus rendre hommage aux dieux et repoussant les démons loin de ces lieux sacrés.

En Indonésie, et sur certains linteaux khmers parmi les plus anciens, le Kâla est souvent accompagné par deux animaux à corps de crocodile et trompe d'éléphant. Le makara, comme le Kâla, crache des feuillages, mais est considéré comme un créature des eaux à cause de son corps de crocodile.
Kâla en Birmanie
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Kâla en Indonésie
Kâla ornant la façade d'un immeuble de Charles Prosper Wolff Schoenmaker à Bandung (Java occidental, années 1920)
Kâla du temple de Kalasan (région de Yogyakarta, Java central)
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Bibliographie

   Michael Freeman, A guide to Khmer temples in Thailand & Laos, Rivers Books, 1996 (ISBN 974-8900-76-2)
   Michael Freeman, Palaces of the Gods: Khmer Art & Architecture in Thailand, River Books, 2001 (ISBN 974-8303-19-5)
   Vittorio Roveda, Images of the gods: khmer mythology in Cambodia, Thailand and Laos, River Books, 2005 (ISBN 974-9863-03-Cool

Références

   ↑ Glossaire de Culture indienne, InFolio (ISBN 978-2-88474-604-5)
   ↑ (en) A Sanskrit-English dictionary: etymological and philologically arranged with special reference to cognate Indo-European languages. Monier Monier-Williams, Ernst Leumann, Carl Cappeller. Éd. Asian Educational Services, 1999 (ISBN 9788120603691)

ainsi:

Prasat Muang Tam est un temple khmer du XIe siècle situé dans la province de Buriram, Thaïlande. Il se situe non loin du Prasat Phnom Rung. Il a été restauré par le Département des Beaux Arts de Thaïlande.

Pendant la restauration, d'importantes découvertes ont été faites, dont deux statues visibles au Musée national de Bangkok. Pour l'instant aucune inscription n'a été trouvée, ce qui rend difficile de replacer cet ensemble dans l'histoire de la région. Le style des linteaux permet de dater le temple : la plupart sont d'un style mélangeant le Khleang et le Baphuon et datent donc très probablement des Xe - XIe siècles.

Ce temple était dédié à Shiva -un grand linga occupait le sanctuaire central et un fronton de la tour nord-est montre Shiva et Parvati sur Nandin- mais on a également découvert des fragments d'une statue de Vishnou.

L'enceinte extérieure

Dans l'enceinte externe, on voit, tout autour de l'enceinte intérieure, quatre bassins en forme de L, qui constituent une large douve, fleurie de lotus. On peut remarquer les portes menant à des escaliers descendant vers l'eau des bassins. L'encadrement de ces portes est constitué par les queues de nagas dont les corps forment la berge des bassins.
L'enceinte intérieure

Au-dessus de la porte principale du gopura oriental interne, on peut voir un kâla de style Baphuon, agrippant des guirlandes qui sortent de sa bouche; le haut du linteau est décoré d'une frise de rishis.
Les tours centrales

Au centre de l'ensemble des deux enceintes, se trouvent cinq tours de brique, dont quatre ont été restaurées. La disposition, sur deux lignes inégales, est inhabituel. le sanctuaire principal se trouve au centre de la première ligne. Il était complètement en ruines quand la restauration a commencé, et actuellement seule une dizaine de niveaux de briques a été refaite, le tout reposant sur une base à degrés massive faite de latérite. Durant la restauration, des traces de stuc ont été retrouvées. Les linteaux sont de belle facture: Shiva et son épouse Uma sur leur monture, le taureau Nandin, Shiva soulevant le mont Govardhana, différentes divinités au-dessus de Kâlas.
Le gopura occidental externe

Ce gopura comporte des linteaux inachevés. On pense que ce fait est dû à la mort du roi ou du commanditaire, le successeur pouvant avoir peu d'intérêt à achever le travail, surtout s'il voulait commencer la construction d'un nouveau sanctuaire. L'état d'avancement est ici plus réduit que par exemple au Prasat Phnom Wan où l'on peut également observer des linteaux inachevés.

Bibliographie

   Michael Freeman, A guide to Khmer temples in Thailand & Laos, Rivers Books, 1996 (ISBN 974-8900-76-2)

   Michael Freeman, Palaces of the Gods: Khmer Art & Architecture in Thailand, River Books, 2001 (ISBN 974-8303-19-5)

   Yoshiaki Ishizawa, Along The Royal Roads To Angkor, Weatherhill, 1999 (ISBN 083-4804-72-7)

   Claude Jacques and Philippe Lafond, The Khmer Empire, River Books, 2007 (ISBN 974-9863-30-5)

   Vittorio Roveda, Images of the gods: khmer mythology in Cambodia, Thailand and Laos, River Books,

2005 (ISBN 974-9863-03-Cool

Ainsi YAHVÉ se détermine dans la nature et le temps; il est l'essence des Dieux: Celui qui rends l'aspect et l'universel.

   Betty Gosling, Origins of thai art, River Books, 2004 (ISBN 0-8348-0541-3)

   Carte animée de l'empire khmer de 100 à 1500 AD [archive]

   Visite du Prasat Muang Tam en réalité virtuelle (UNESCO) [archive]

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Re: Kâla, l'éclipse, l'art khmer et l'astronomie indienne

Message par yanis la chouette le Ven 25 Aoû - 16:43

Ainsi YAHVÉ se détermine dans la nature et le temps; il est l'essence des Dieux: Celui qui rends l'aspect et l'universel.

Kirtimukha (IAST: kīrtimukha) ou kīrttimukha est un mot composé sanscrit signifiant « visage glorieux ». Il désigne un visage plus ou moins stylisé de monstre féroce ayant d'énormes crocs et la bouche ouverte, généralement sans mâchoire inférieure. C'est un thème fréquent dans l'iconographie des temples de l'Inde et du Sud-Est asiatique1. Il est souvent appelé aussi Kala (IAST kāla, le dieu de la Mort, sous son aspect du Temps destructeur) ou grasa, le dévoreur. On le rapproche parfois du Tao tie (monstre de cupidité) chinois, voire de l'Homme vert européen2.

Kézako : les secrets des trous noirs Rien n'échappe au trou noir : ni la matière, ni même la lumière. L'existence de ces objets célestes compacts est aujourd’hui reconnue par la quasi-totalité de la communauté scientifique. Malgré tout, ils restent empreints de mystère. Unisciel et l’université de Lille 1 nous dévoilent, avec le programme Kézako, les surprenants secrets de ces astres.

Le terme « trou noir » a été inventé par le physicien américain John Wheeler, en 1967, pour décrire une concentration de masse-énergie qui s'est effondrée gravitationnellement sous sa propre force d'attraction et qui est devenue si compacte que même les photons ne peuvent se soustraire à cette force gravitationnelle.
Trou noir, horizon des évènements et relativité générale d'Einstein

L'idée avait déjà été conçue au XVIIIe siècle par John Michell et Pierre-Simon de Laplace. Mais, pour un physicien et un astrophysicien moderne, un trou noir est, d'abord et avant tout, caractérisé par l'existence d'un horizon des évènements, ce qui, dans ce cas précis, est une surface sphérique délimitant une région de l'espace-temps dont même la lumière ne peut sortir.
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Dans le cadre des équations de la relativité générale, un tel objet est décrit par une unique famille de solutions des équations d'Einstein dites de Kerr-Newman et qui correspondent à un trou noir en rotation possédant un moment cinétique, une masse et une charge électrique.
Trous noirs de Kerr, de Schwarzschild et de Reissner-Nordström

quand un trou noir tourne mais est sans charge, on parle de trou noir de Kerr ;
quand un trou noir ne tourne pas et est sans charge, on parle de trou noir de Schwarzschild ;
quand un trou noir ne tourne pas mais a une charge, il est décrit par la solution de Reissner-Nordström.

Bien qu'une singularité de l'espace-temps soit présente dans ces solutions, elle ne caractérise pas un trou noir. Les astrophysiciens ont des raisons de penser qu'un traitement quantique de l'espace-temps et de la matière à l'intérieur d'un trou noir supprime cette singularité qui peut être décrite approximativement comme un point de densité infinie où la courbure de l'espace-temps est également infinie. Un modèle quantique de trou noir conduit au concept d'étoile de Planck.
Voir aussi :Interview : qu’est-ce qu’une étoile de Planck ?
Trous noirs stellaires, trous noirs supermassifs et minitrous noirs

Les trous noirs stellaires se forment à l'occasion de l'effondrement gravitationnel de certaines étoiles massives qui explosent en supernovae.
On sait qu'il existe, au cœur de certaines galaxies, des trous noirs dits supermassifs. Ils contiennent de quelques millions à quelques milliards de masses solaires, mais l'on ne comprend pas bien comment ils se forment.
Il pourrait également exister des minitrous noirs issus des phases très primitives de l'univers. L'Homme pourrait en créer grâce à des collisions de particules dans des accélérateurs.

Les astrophysiciens ont des raisons de penser que les trous noirs chargés se déchargent spontanément et très rapidement. Ainsi, ceux qui existent dans l'univers ne devraient être que des trous noirs de Kerr ou de Schwarzschild.

Origine et caractéristiques

Le mot mukha en sanscrit désigne le visage, tandis que kīrti signifie « gloire, renommée ». Kirtimukha tire son origine d'une légende du Skanda Purana dans laquelle Jalandhara, un monstre qui dévore tout, créé par Shiva, a mangé son propre corps en commençant par sa queue, ainsi que le lui avait ordonné Shiva. Ce dernier, satisfait du résultat lui a donné le nom de « visage glorieux ». V. S. Agrawala, se fondant sur une inscription des grottes bouddhiques de Kanheri, datée de 493 de notre ère, remarque que le terme kirti dénote un temple excavé et kirtimukha l’entrée de celui-ci3.

Le Kirtimukha est souvent utilisé comme motif décoratif surmontant une porte, une fenêtre ou une niche d'un temple, particulièrement dans l'architecture du Sud de l'Inde. Il est parfois aussi au pinacle des gopurams ou de temples (rares) du type 'hastiprishta' ('à dos d'éléphant', c'est-à-dire à toit voûté). Il peut également être utilisé comme motif dans des frises ou dans les coiffures de personnages4. Il est parfois confondu avec un autre élément sculptural, la face de lion (Simhamukha). Toutefois, le Kirtimukha est représenté en train d'avaler.

Un trou noir est un objet céleste dont le champ gravitationnel empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s'échapper. Michel Cassé, astrophysicien à l’institut d’Astrophysique de Paris, nous explique la formation de ces astres fascinants. © Futura
Trous noirs : le prix Nobel de physique pour Chandrasekhar

Subrahmanyan Chandrasekhar avait prévu la formation des trous noirs avant tout le monde au début des années 1930 en découvrant qu'une étoile ayant épuisé son carburant nucléaire et dont la masse dépassait 1,44 masse solaire devait s'effondrer sur elle-même. Bien qu'un tel effondrement gravitationnel puisse parfois simplement conduire à la formation d'une étoile à neutrons, il peut aussi conduire à celle d'un trou noir, comme Robert Oppenheimer et George Volkoff l'ont montré en compagnie d'Hartland Snyder.

La théorie des trous noirs fit l'objet d'impressionnants travaux de la part de Chandrasekhar pendant les années 1970. Avec sa découverte de ce qui s'appelle maintenant « la masse de Chandrasekhar », ils furent en partie à l'origine de son prix Nobel de physique, obtenu en 1983. Comme d'habitude pour la remise de ce prix, le lauréat donna une conférence. À la fin de celle-ci, le grand astrophysicien indien fit de fascinantes remarques concernant la théorie mathématique des trous noirs :

« Je ne sais pas si toute la portée de ce que j'ai dit est claire. Laissez-moi vous expliquer. Les trous noirs sont des objets macroscopiques avec des masses variant de quelques masses solaires à des milliards de masses solaires. Lorsqu'ils peuvent être considérés comme stationnaires et isolés, ils sont tous, chacun d'entre eux, décrits exactement par la solution de Kerr. C'est le seul cas connu où nous avons une description exacte d'un objet macroscopique.

Les objets macroscopiques tout autour de nous sont régis par une variété de forces, décrites par diverses approximations de plusieurs théories physiques. [...] En revanche, les seuls éléments de construction de trous noirs sont nos concepts de base de l'espace et du temps. Ils sont ainsi, presque par définition, les objets macroscopiques les plus parfaits de l'univers. Et, puisque la théorie de la relativité générale nous fournit une famille de solutions dépendant uniquement de deux paramètres pour leur description, ils sont aussi les objets les plus simples de l'univers ».
Trous noirs : le rayonnement de Hawking

Ces considérations posent problème car elles conduisent à penser que toute l'information contenue dans les objets tombant dans un trou noir (à commencer par celle contenue dans une étoile se transformant en trou noir) est définitivement détruite, ou pour le moins inaccessible. Un trou noir devrait donc posséder une entropie et, comme tout objet possédant une entropie, il devrait posséder une température et rayonner. C'est la conclusion à laquelle est arrivé Stephen Hawking en appliquant la mécanique quantique aux trous noirs, ce qui lui a permis de découvrir que ceux-ci devaient émettre du rayonnement à la façon d'un corps noir chauffé.

Les trous noirs devraient donc s'évaporer par rayonnement Hawking. Pourtant, aucune observation ne soutient cette théorie à ce jour, bien qu'elle semble très solide sur les bases de la physique théorique actuelle. Elle conduit cependant à des paradoxes, comme le paradoxe de l'information et le paradoxe du pare-feu, dont les solutions révolutionneraient la physique.

Les astrophysiciens cherchent à démontrer que les objets qui se comportent comme des trous noirs le sont vraiment, c'est-à-dire qu'ils possèdent des horizons des évènements. L'étude des ondes gravitationnelles émises par des fusions de trous noirs, avec Ligo mais surtout eLisa, et peut-être aussi le Event Horizon Telescope, pourrait nous apporter des réponses à ce sujet.

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Re: Kâla, l'éclipse, l'art khmer et l'astronomie indienne

Message par yanis la chouette le Ven 25 Aoû - 16:50

長白, 白頭山, 천지, LARMES DE DIEU ET GORDON PACHA
http://leclandesmouettes.bbflash.net/t445-3826330333-303333895723665-5238051648-larmes-de-dieu-et-gordon-pacha
http://la-5ieme-republique.actifforum.com/t398-3826330333-303333895723665-5238051648-larmes-de-dieu-et-gordon-pacha

Éosphoros, Hespéros ou Vesper, Gopura et asteres planetes
http://le-rien-la-nudite.forumactif.com/t108-eosphoros-hesperos-ou-vesper-gopura-et-asteres-planetes#527

Titre : À Aurore
Poète : George Sand (1804-1876)

Recueil : Contes d'une grand'mère (1873).

La nature est tout ce qu'on voit,
Tout ce qu'on veut, tout ce qu'on aime,
Tout ce qu'on sait, tout ce qu'on croit,
Tout ce que l'on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l'aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu'on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t'aime.
La vérité c'est ce qu'on croit
En la nature c'est toi-même.
George Sand.

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Re: Kâla, l'éclipse, l'art khmer et l'astronomie indienne

Message par yanis la chouette le Ven 25 Aoû - 17:13

Au VIe siècle av. J.-C., Anaxagore qualifie l’éclipse « d'interpositions d’astres noirs, comme des nuages, à cours régulier »
Au IIIe siècle av. J.-C., pour le philosophe Théophraste, le Soleil est fait de petites particules de feu, rassemblées du fait de l'exhalation humide ; en s'agglomérant, elles constituent le soleil.
Historiquement, les étoiles sont les points lumineux du ciel visibles uniquement la nuit et fixes les uns par rapport aux autres, par opposition aux planètes qui suivent des trajectoires errantes dans le ciel nocturne au cours de l'année. Les anciens avaient une connaissance approfondie de la répartition des étoiles dans le ciel : ils les utilisaient pour la navigation et attribuaient des noms à certaines d'entre elles ainsi qu'aux formes qu'elles dessinent, les constellations. Cependant ils ignoraient tout de leur nature exacte, pensant souvent qu'il s'agissait d'orifices percés à travers la sphère . C'est seulement avec l'essor de l'astronomie moderne que les étoiles ont pu être comprises comme des objets de même nature que le Soleil mais situés à des distances considérablement plus grandes. Cette hypothèse fut énoncée pour la première fois par Giordano Bruno au XVIe siècle avant d'être confirmée expérimentalement en 1838 avec la première mesure de parallaxe réalisée par Friedrich Wilhelm Bessel, ainsi que les observations spectrométriques effectuées grâce à l'appareil inventé en 1814 par l'opticien Joseph von Fraunhofer.
18 Scorpii a, en septembre 2003, été identifiée par l'astronome Margaret Turnbull de l'université de l'Arizona à Tucson comme une des étoiles les plus proches et plus prometteuses candidates de posséder des planètes capables d'héberger la vie, se basant sur son analyse de la liste HabCat des étoiles (« Catalog of Nearby Habitable Stellar Systems »).
Ainsi YAHVÉ se détermine dans la nature et le temps; il est l'essence des Dieux: Celui qui rends l'aspect et l'universel.



Le sens premier du mot étoile est celui d'un point lumineux dans le ciel nocturne, et par extension, des figures géométriques représentant des rayons partant d'un centre, voir le symbole de l'étoile. En astronomie, la signification scientifique plus restreinte d'étoile est celle d'un corps céleste plasmatique qui rayonne sa propre lumière par réactions de fusion nucléaire, ou des corps qui ont été dans cet état à un stade de leur cycle de vie, comme les naines blanches ou les étoiles à neutrons1. Cela signifie qu'elles doivent posséder une masse minimale pour que les conditions de température et de pression au sein de la région centrale — le cœur — permettent l'amorce et le maintien de ces réactions nucléaires, seuil en deçà duquel on parle d'objets substellaires. Les masses possibles des étoiles s'étendent de 0,085 masse solaire à une centaine de masses solaires. La masse détermine la température et la luminosité de l'étoile.

La plupart des étoiles se situent sur la séquence principale du diagramme de Hertzsprung-Russell, où les étoiles produisent leur énergie et leur rayonnement par conversion de l'hydrogène en hélium, par des mécanismes de fusion nucléaire comme le cycle carbone-azote-oxygène ou la chaîne proton-proton.

Pendant une grande partie de son existence, une étoile est en équilibre hydrostatique sous l'action de deux forces qui s'opposent : la gravitation, qui tend à contracter et faire s'effondrer l'étoile, et la pression cinétique (avec la pression de radiation pour les étoiles massives), régulée et maintenue par les réactions de fusion nucléaire, qui tend au contraire à dilater l'astre. À la fin de cette phase, marquée par la consommation de la totalité de l'hydrogène, les étoiles de la séquence principale se dilatent et évoluent en étoile géante qui obtient son énergie d'autres réactions nucléaires, comme la fusion de l'hélium en carbone et oxygène.

Une étoile rayonne dans tout le spectre électromagnétique, au contraire de la plupart des planètesNote 1 (comme la Terre) qui reçoivent principalement l'énergie de l'étoile ou des étoiles autour desquelles elles gravitent.

Le Soleil est une étoile assez typique dont la masse, de l'ordre de 2×1030 kg, est représentative de celle des autres étoiles.

Description générale

Une étoile est donc un objet céleste en rotation, de forme a priori sphérique2, constitué essentiellement de plasma, et dont la structure est modelée par la gravité. Lors de sa formation, une étoile est essentiellement composée d’hydrogène et d’hélium. Durant la majeure partie de son existence, son cœur est le siège de réactions de fusion nucléaire, dont une partie de l’énergie est rayonnée sous forme de lumière ; la matière qui la compose s’en trouve presque complètement ionisée.

Le Soleil est l’étoile la plus proche de la Terre, l’énergie qu’il rayonne y permet le développement de la vie. Il apparait bien plus lumineux que toutes les autres étoiles en raison de sa proximité : la seconde étoile la plus proche de la Terre, Proxima du Centaure, est 250 000 fois plus éloignée. Sauf en cas exceptionnel comme une éclipse, les autres étoiles ne sont visibles que la nuit lorsque leur éclat n’est pas noyé par celui du ciel diurne, résultant lui-même de la diffusion de l’éclairement solaire.

Les étoiles sont regroupées au sein de galaxies. Une galaxie typique, comme la nôtre, la Voie lactée, contient plusieurs centaines de milliards d’étoiles. Au sein des galaxies, les étoiles peuvent être liées dans des systèmes multiples (quelques étoiles) ou des amas (plusieurs dizaines à quelques centaines de milliers d’étoiles).

La sphère céleste fait également apparaître des groupements d’étoiles, les constellations ; il s’agit en fait d’une illusion optique due à l’effet de projection. Les étoiles composant une constellation sont généralement situées à des distances très différentes de la Terre.

Une étoile possède une masse comprise entre 0,07 et 300 fois environ celle du Soleil (elle-même égale à 300 000 fois celle de la Terre, soit environ 2×1030 kg). Les astres de masse plus faible ne permettent pas l’amorçage des réactions de fusion nucléaire de l’hydrogène, alors que les étoiles de masse plus élevée sont sujettes à des instabilités entrainant une perte de masse. La durée de vie d’une étoile est essentiellement déterminée par la vitesse à laquelle se produisent les réactions nucléaires : plus la masse de l’étoile est élevée, plus les réactions nucléaires sont rapides et la durée de vie de l’étoile est brève. Les étoiles les plus massives ont une durée de vie de quelques millions d’années seulement, les moins massives, de plus de mille milliards d’années. Une étoile comme le Soleil a une durée de vie de l’ordre de 10 milliards d’années.

La formation d’étoiles est due à l’effondrement d’un nuage de gaz et à sa fragmentation possible en plusieurs proto-étoiles, lesquelles s’échauffent à mesure qu’elles se contractent. La température atteint alors une valeur telle que le cœur « s’allume » : l’hydrogène fusionne en hélium, fournissant l’énergie qui arrête l’effondrement. L’étoile entre alors dans la séquence principale dans laquelle elle passe la majeure partie de son existence. L’énergie produite par cette conversion est progressivement évacuée par l’étoile à la fois par convection et par radiation et s’échappe finalement de la surface de l’étoile sous forme de rayonnement, de vents stellaires et de neutrinos. Son évolution ultérieure dépend essentiellement de sa masse. Plus celle-ci est élevée, plus l’étoile est en mesure d’amorcer des réactions de fusion avec des éléments chimiques de plus en plus lourds. Elle peut ainsi synthétiser du carbone, puis de l’oxygène, du néon, etc. La quasi-totalité des éléments plus lourds que l’hélium est produite dans les étoiles (on parle de nucléosynthèse stellaire) dans les derniers stades de leur évolution. Si une étoile est suffisamment massive pour synthétiser du fer, alors elle est vouée à connaitre une fin paroxystique sous forme de supernova : son cœur implose et ses couches externes sont disloquées par le processus. Le résidu laissé par l’implosion du cœur est un objet extrêmement compact, qui peut être soit une étoile à neutrons, éventuellement détectable sous la forme d’un pulsar, soit un trou noir. Les étoiles moins massives connaissent une fin de vie moins violente : elles perdent peu à peu la majeure partie de leur masse, qui forme par la suite une nébuleuse planétaire, et voient leur cœur se contracter lentement pour former une naine blanche.
Observation
À l’œil nu

La nuit, les étoiles apparaissent à l’œil nu sous la forme de points (à cause de leur éloignement) brillants de couleur blanche, parfois aussi rouge, orangée ou bleue — généralement scintillants et sans mouvement apparent immédiat par rapport aux autres objets fixes de la voûte céleste. Le phénomène de scintillation est dû à l’extrême petitesse de la taille angulaire des étoiles (quelques millisecondes d’arc voire moins), qui est inférieure à celle de la turbulence atmosphérique. À l’inverse, les planètes, bien qu’apparaissant comme des points, ont en réalité une taille angulaire suffisante pour ne pas être soumises au phénomène de scintillation. Si les étoiles se déplacent les unes par rapport aux autres, ce mouvement propre est très faible, même pour les étoiles les plus proches, n’excédant pas quelques secondes d’arc par an, ce qui explique leur apparente immobilité les unes par rapport aux autres.

Le jour, le Soleil domine et sa lumière, diffusée par la couche atmosphérique, occulte celle des étoiles. Mais l’astre le plus brillant visible depuis la Terre est bien lui-même une étoile.

Le Soleil semble beaucoup plus gros que toutes les autres étoiles car celles-ci sont bien plus éloignées : l’étoile la plus proche de la Terre après le Soleil, Proxima du Centaure, est située à environ quatre années-lumière de nous, soit près de 270 000 fois la distance qui nous sépare du Soleil (l’unité astronomique).

Selon les conditions d’observation, le nombre d’étoiles visibles à l’œil nu varie fortement et peut atteindre plusieurs milliers dans les cas les plus favorables. Hormis le Soleil et Sirius — et encore, uniquement dans d’excellentes conditions d’observation — les étoiles sont trop peu brillantes pour être observables en plein jour (sauf lors des éclipses totales de Soleil et lors de phénomènes temporaires comme les novae ou les supernovae). L’éclat des étoiles est quantifié par une grandeur appelée magnitude apparente. Pour des raisons historiques, la magnitude est d’autant plus petite que l’astre est brillant : l’astronome de la Grèce antique Hipparque avait classifié les étoiles en astres de première grandeur pour les plus brillants, seconde grandeur pour les suivants, et ainsi de suite jusqu’à cinquième grandeur. La définition mathématique précise de la magnitude apparente reprend essentiellement cette classification, avec les étoiles les plus brillantes dotées d’une magnitude proche de 0 (à l’exception de Sirius, de magnitude -1,5 et de Canopus, de magnitude -0,7) et les plus faibles d’une magnitude supérieure à 6. Un écart de 1 en magnitude correspond à un rapport de luminosité de 2,5 environ, un écart de 5 à un rapport de 100. Le Soleil a une magnitude apparente de -26,7, c’est-à-dire que vu de la Terre, il est environ 10 milliards de fois plus brillant que Sirius.

Les étoiles semblent associées en figures géométriques plus ou moins simples, les constellations ; il s’agit d’un simple effet d’optique. Les structures stellaires réelles sont des amas (rassemblant quelques milliers d’étoiles) ou des galaxies (rassemblant de l’ordre du milliard d’étoiles).

L’observation à l’œil nu a été la première forme d’astronomie.

Masse

La masse est une des caractéristiques les plus importantes d’une étoile. En effet, cette grandeur détermine sa durée de vie ainsi que son comportement pendant son évolution et la fin de sa vie : une étoile massive sera très lumineuse mais sa durée de vie sera réduite.

Les étoiles ont une masse comprise entre environ 0,08 et 300 fois la masse du Soleil, soit (très) près de 2 × 1030 kilogrammes (deux milliards de milliards de milliards de tonnes). En dessous de la masse minimale, l’échauffement généré par la contraction gravitationnelle est insuffisant pour démarrer le cycle de réactions nucléaires : l’astre ainsi formé est une naine brune. Au-delà de la masse maximale, la force de gravité est insuffisante pour retenir toute la matière de l’étoile une fois les réactions nucléaires entamées. Jusqu’à peu, on pensait que la masse d’une étoile ne pouvait excéder 120 à 150 fois la masse solaire mais la récente découverte d’une étoile ayant une masse 320 fois supérieure à celle du Soleil a rendu cette hypothèse caduque3.

Articles connexes

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   Soleil : les derniers secrets de notre étoile (audio) [archive], les podcasts de Ciel & Espace radio, Jean-Paul Zahn
   (en) Le Soleil aujourd’hui dans différentes longueurs d’onde [archive] (images SoHO)
   (en) Le Soleil vu par les amateurs, bases de données solaires en images [archive]
   Astropixel.org : nombreuses photographies d’éruptions solaire réalisées par un astronome amateur [archive]
   Générateur de diagramme solaire [archive], graphiques pour la localisation et la date.
   Les horaires du Soleil [archive] pour connaître les heures de lever et coucher de Soleil en France et dans d'autres pays de l'Europe
   (fr) Carte du monde solaire 1884, Carto-mondo.fr [archive]

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